Breunot, II, 86. — Arch. mim. de Dijon, B 23i, f° i5t
au pai'ti royaliste. Hommes intelligents, ils étaient appelés à en devenir les chefs et à réagir sur le parti comme le parti avait agi sur eux.
D'assez bonne heure, il semble que. sous la double influence qui vient d'être analysée, les Parlementaires, ou quelques-uns du moins, aient changé d'opinion. Dès la fin de 1093, il se manifeste im certain flottement dans le Parlement, des discussions plus fréquentes commencent à s'élever entre magistrats, discussions et querelles qui portaient souvent sur la politique. Jérôme Saumaise et Louis Odebert ont propos pour leur opinion dès le mois de juillet 1593', et Montholon ne craint pas de reprocher au président Desbarres de recevoir des pots de vin de la Ligue'. Certains magistrats protestent, en avril i594, contre une demande de fonds pour la garnison, en disant qu'il faut « commencer à tenir un autre langage' ». Le président Jeannin lui-même demandait la paix *, et Breunot semble bien exprimer sa propre opinion et son propre désir en écrivant : « L'on est fort las du branle qui dure trop*». Gomme toujours, comme en 1689, les femmes étaient les plus passionnées : sans parler de la correspondance qui jamais n'avait cessé entre Gasparde de Montholon, femme de Jean Fyot puîné, et Baillet de A'^augrenant, la femme du premier président elle-même, Madeleine Hennequin. prenait ouvertement parti pour les « politiques » ; à trois reprises, des querelles éclataient entre elle et la femme de Jean Fyot laîné, la première présidente lui disant « qu'il ne failloit pas sous umbre de sept