‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 147 sur 179 · Assujettis avec des coins · texte numérisé non relu

Assujettis avec des coins

Un bon charpentier prenait soin de la filière 1 de son rabot.

On sciait les planches avec une scie de long, appelée godendard, à Québec. C’était un travail pénible et demandant deux bons hommes. Le plus entendu montait sur le billot et tenait le renard 2 ; l’autre était en bas, au-dessous, tenant la boite1 2 3 4.

Maisons et Dépendances

Il y a les maisons que les colons construisent, quand ils vont fonder un établissement en bois debout, et celles qu’ils bâtissent, après que la colonie a prospéré et qu’ils ont acquis quelque aisance. Les premières étaient plutôt sommaires, construites en pièces rondes posées horizontalement, le dessous et le dessus dégrossis à la hache, et taillés en queue d’aronde, aux extrémités. La couverture 4 était de rouche 5 6 7.

Les secondes, faites à demeure, étaient de planches sciées à main d’homme, ou à la scierie mécannique, et posées autour d’une charpente équarrie sur les quatre faces, avec une couverture également en bardeau.

Une bonne grosse cheminée avec une large maçonne 6 suffisait, avant l’introduction du poêle en fonte, à réchauffer le bas de la maison, s’il n’y avait qu’un seul bord 7 , ainsi que le grenier s.

La construction d’une cheminée n’offrait guère de difficulté, là où la pierre de taille abondait, comme au Nouveau-Brunswick, par exemple ; et même si l’on n’avait, sous la main, que des

1. Filière se dit aussi des pièces que l'oii pose horizontalement sur les assises d’une maison. Une maison bien assise sur ses quatre filières.

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