De son cervel li temple en est rumpant
“ J’ai de leurs bontés mille exemples,
Voire par Dieu plaines mes temples. Eust Deschamps.
Les Anglais ont trouvé le mot chez les Franco-Normands et l’ont conservé.
et dans la plupart des vieux auteurs, sans mentionner l’ Académie, à ses premières éditions. Les Tourangeaux et les Berrichons disent avec nous temple, au masculin : j'ai été frappé au temple .
Nous avons tourner ( lommer ) pour nommer, que nous tenons du peuple même de Paris : . . Nan (l’on) la lomera la Reyne du Pays-Bas)”, Guillot me lomi tout haut Conférences, xvne siècle.
Inversement 17 du radical latin se change quelquefois en n 1 ; calcio, ou plutôt l’italien calzone, nous a laissé caneçon. Les Français et les Picards avaient caneçon pour caleçon bien avant nous, puisqu’on le trouve en plein Paris, parmi le “ bon peuple ” de Henri IV et de Louis XIV.
On trouve fréquemment nan pour l’on, dans les Conférences : “Nan est jamais profète en son village ” ; nan dit quai est promise ” ; comme n’an fezet y glia un an.”
Cette forme s’est conservée, en Acadie, où non, (au lieu de nan ) s’entend à côté de on et de Von. J’ai bien des fois oui dire : n on croit, n’on pense, n’on dit, pour l’on croit, l’on pense, l’on dit. 2
On, pronom indéfini, dérive de homo, homme, et l’on est formé de ille homo, cet homme. On dit peut se traduire par un homme dit, et l’on dit par cet homme dit. Dans n’on pour l’on, n s’est-il substitué à l, ou lui est-il antérieur ?
Un autre exemple de la substitution de n à l se trouve dans le mot mêlasse, que nous prononçons menasse. Nous sommes ici, je crois, en présence d’un phénomène analogique. Quoiqu’il en soit, menasse n’est pas une création du terroir. Les Acadiens ont bel et bien pris cet n à Paris même, où, à la date de la fondation de Port-Royal, il fleurissait dans les mots où n’on le trouve ici.
Il est probable que cette manière de dire fait partie de l’apport du picard à la langue du duché de Paris. En tous cas, tout comme