‹ Le parler franco-acadien et ses originesChapitre 96 sur 179 · Tassé, pilé · texte numérisé non relu

Tassé, pilé

& 4. — Ce que les Anglais appellent the bore, et les Gascons le mascarêf. C’est le premier flot d’une marée montante, dans une rivière ; la barre, -en Normandie.

Le mot aboiteau nous vient de Saintonge, où il se prononce aboitiau, .aujourd’hui. Il fut importé de France en Acadie par les sauniers qui accompagnèrent d’ Aulnay de Charnisay, vers le milieu du xne siècle.

dans les premiers temps de la colonie ; et comme elles se mariaient ordinairement entre seize et dix-huit ans, et qu’ellesav rient des pourginées de dix, douze, dix-huit enfants, il ne leur restait guère de loisir pour les amusements frivoles.

La maison est tenue propre. Une fois par semaine, au moins,, on lave la place 1, on époussette le plancher 2, on forbit les landiers, le jambage, la maçoune. Le seuillon de la porte est balayé, les écopeaux sont mis en pilot, le bois est bûché d’avance, pour l’hiver à venir.

Le puits avec sa bringueballe 3 est à peu de distance de la maison. Sur le banc des siaux4, deux baquets d’eau claire, dont on remplit les bâilles pour le lavage. Au dessus du banc-dessiaux, une chopine pour boire ; le long d’une tringle, des crochets ou des chevilles, où les hardes sont pendrillées 5 et les chapeaux accrochés.

Le lainage aussi bien que le brayage était l’ouvrage des femmes.

Sauf la tondaison des berbis et des aigneaux, qui était l’apanage des hommes (ils faisaient venir leurs forces de France), c’est elles qui faisaient le restant. Elles lavaient la laine, la faisaient essorer et blanchir, avant de Vécharpir 6 ; la démêlaient, Vécar— daient 7 , la filaient ; faisaient au métier, taillaient, coudaient 8, confectionnaient toute la literie, toute la garde-robe, enfin toutes les hardes d’homme, de femme et d’enfant, dont il était besoin à la maison. Elles étaient, en même temps, couturières et coiffeuses.

La principale occupation pour les jeunes filles, l’hiver, c’était de faire au métier les vêtements d'hommes et de femmes. La lingerie et le couchage, étaient aussi l’œuvre de leurs mains.

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