‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 110 sur 198 · SOUVENIR D'ATHENES · texte numérisé non relu

SOUVENIR D'ATHENES

A J.-Guy Ropartz.

L'AZUR constellé d'or, la nuit orientale, Enveloppaient le Pnyx de leur sérénité, L'Acropolis dormait son sommeil de vestale Égorgée et sublime en sa virginité,

Sous les temples brisés dont la blancheur s'étale Au bord de Tllissus, la foule en liberté.

Devant les Turcs marchait sur sa terre natale, Parlant sa langue, belle encore, avec fierté.

Moi, Celte, j'écoutais cette langue d'Homère, Et regardais passer comme un spectre éphémère Ce peuple, ombre des Grecs que protégeait Pallas.

Tout à coup j'aperçus debout sur quatre planches Une fille des Francs , les deux poings sur les hanches, Chantant aux fils des Grecs Yair du beau Nicolas.

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