‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 139 sur 198 · LES FILS DE LA VIERGE · texte numérisé non relu

LES FILS DE LA VIERGE

SOUPLES et longs, avec leur bout diamanté, Les beaux fils de la Vierge errent aux soirs d'été. Si fraîche est leur blancheur, leur ti*ame est si ténue, Qu'ils semblent faits avec l'ouate de la nue. Écoutez : sur les bois tourne un bruit de fuseaux. II semble que la main qui tissa leurs réseaux Y suspendit les ors épars des nébuleuses.

Et le regard qui suit leurs fuites onduleuses. Aperçoit, au-dessus des berges émergeant, La lune ronde, ainsi qu'un grand rouet d'argent.

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