‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 146 sur 198 · LARMES SILENCIEUSES · texte numérisé non relu

LARMES SILENCIEUSES

ÉCLAIRANT tout à coup de tes feux les campagnes, Gai soleil, au matin tu te lèves vermeil, Tu souris aux vallons, tu souris aux montagnes, Et tout parait joyeux à ton premier réveil ; Tu ne te doutes pas que dans la nuit, dans Tomlni^ Quand ton disque à nos yeux lassés se dérobait. Que, quand tu te drapais dans ton grand manteau son j I nu , La pluie abondamment sur la terre tombait.

Hélas ! hélas ! combien en voyons-nous paraître De visages ainsi qui nous semblent joyeux , Et qui, de longs instants, toute la nuit peut-être, Toute la nuit, ont eu des larmes dans les yeux.

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