‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 148 sur 198 · N. QUELLIEN · texte numérisé non relu

N. QUELLIEN

Peut-être entendrez-vous au milieu des grands bois S'élever un chant triste et pleurer une voix :

C'est le vieux barde mort sans pays qui revient Et qu'un charme cent ans à chanter là retient.

Quelquefois vous verrez sur la lande,- le soir. Un spectre errer autour d'une croix et s'asseoir :

Laissez cette àme en peine ; elle expie en ces lieux D'avoir quitté le sol consacré des aïeux.

Nuages du grand ciel , glissez légers et blancs Sur la lande des morts , la nuit des revenants ;

Et sois clémente, 6 mer rude! touche sans bruit Aux écueils de l'Arvor, — pour nos morts ! — cette nuit

Pour que le pèlerin entende au loin la voix

Et la chanson du barde au milieu des grands bois 1

HUGUES REBELL

(GEORGES GRASSAL)

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