‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 156 sur 198 · PAYSAGE LUGUBRE · texte numérisé non relu

PAYSAGE LUGUBRE

LE soleil s'est couché derrière les Ilots, Pointant de ses derniers rayons la mer changeante, Qui tantôt se bronze et tantôt s'argente, Avant que le jour ait tout à fait clos Ses yeux, évocateurs de paysages vagues Dans les nuages gris que reflètent les vagues.

Voici la nuit qui vient et la terre s'endort, Enveloppée en son épais manteau de brume , Et nulle étoile au ciel n'allume Sa flamme d'or.

J'écoute au loin la cloche errante des choristes Accompagnant le prêtre au lit d'un moribond ; A travers les bois, le cerf vagabond Désespérément brame en notes tristes Et répond aux appels lugubres des hibous , Hurlant la mort au haut des hêtres et des houx.

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