‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 40 sur 198 · PŒSTUM · texte numérisé non relu

PŒSTUM

LES glaïeuls ont chassé la rose sans rivale, Et de leur vert manteau qu'agite un vent de mort Le souffle haletant du buffle noir qui dort Comme un soupir géant péniblement s'exhale.

Dressant vers le ciel bleu, dans un suprême effort, Son fronton chancelant que ronge la rafale, Le vieux temple païen attend Theure fatale Pendant que sur ses murs Taspic rampe et se tord.

Je me sens le cœur plein d'une immense détresse, * Au milieu de ces champs où la mort est maltresse, Champs peuplés autrefois de rosiers et d'autels.

Et je marche pensif sur ces terres funèbres Où gisent à jamais, dans les mêmes ténèbres, La fleur qui vit un jour et les Dieux immortels.

ABMAND DAYOT.

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