LA MAYA
MATA ! Maya! torrent des mobiles chimères, Tu fais jaillir du cœur de l'homme universel Les brèves voluptés et les haines amères.
Le monde obscur des sens et la splendeur du ciel ; Mais qu'est-ce que le cœur des hommes éphémères, Maya, sinon toi, le mirage immortel ?
Les siècles écoulés, les minutes prochaines.
S'abîment dans ton ombre, en un même moment.
Avec nos cm, nos pleurs et le sang de nos veines : Éclair j rêve sinistre, éternité qui ment, La vie antique est faite inépuisablement Du tourbillon sans fin des apparences vaines,
(Poèmes tra^i^ues,)