‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 9 sur 198 · LA MAYA · texte numérisé non relu

LA MAYA

MATA ! Maya! torrent des mobiles chimères, Tu fais jaillir du cœur de l'homme universel Les brèves voluptés et les haines amères.

Le monde obscur des sens et la splendeur du ciel ; Mais qu'est-ce que le cœur des hommes éphémères, Maya, sinon toi, le mirage immortel ?

Les siècles écoulés, les minutes prochaines.

S'abîment dans ton ombre, en un même moment.

Avec nos cm, nos pleurs et le sang de nos veines : Éclair j rêve sinistre, éternité qui ment, La vie antique est faite inépuisablement Du tourbillon sans fin des apparences vaines,

(Poèmes tra^i^ues,)

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