‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 95 sur 198 · ABBÉ FRANÇOIS LE DORZ · texte numérisé non relu

ABBÉ FRANÇOIS LE DORZ

Du sommet jusques à la base, Voici que tout Tarbre a frémi...

Qui monte? C'est un ennemi, Faisant, dit-il, son Anabase ; Et Ton voit émerger parmi Les pics feuiMus sa tète rase.

Autour du pin hospitalier, Tes évolutions savantes Trompent l'espoir de Técolier ; Mais, pris de justes épouvantes.

Va, franchis des branches mouvantes Le vertigineux escalier !

La peur est pour lui sans vertige. D'arbre en arbre, de tige en tige.

Il grimpe, court, grimpe et bondit ; Et, là-haut, l'enfant interdit D'une si subUme voltige , L'enfant sur sa branche applaudit.

Mais en vain cent fois dans l'espace Il s'est lancé comme un perdu :

Suant, soufflant, il est rendu ; Et l'œil éteint, l'oreille basse.

Comme un fruit qu'un ver a mordu, De son arbre il tombe — et trépasse .

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