‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 17 sur 217 · AU POETE · texte numérisé non relu

AU POETE

POÈTE, enfant chéri de l'éternelle Attique, Toi qui souffres le plus des humaines douleurs. Tu caches aux regards tes tourments et tes pleurs ; Tu fais de ton sanglot d'agonie un cantique.

Immortel primitif, dans ton ;nne ascétique Tu vois les songes bleus crouler sous les malheurs : Et, le front haut, l'œil sec, superbe en tes pâleurs, Tu vas résolument, fier sous la dalmatique.

Si parfois tu connais louanges et parfums, N'as-tu pas le regret de grands amours défunts? Ton chemin n'est-il pas un chemin de calvaire ?

Cependant, flagellé du rire des passants. Tu chanteras toujours, ô sublime Trouvère, Ton invincible espoir des amours renaissants.

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