‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 20 sur 217 · LES AN CET DES · texte numérisé non relu

LES AN CET DES

HANTÉ de visions vaguement apparues, Je rêve bien souvent, et ce rêve me point. Aux poètes vêtant la grègue et le pourpoint, Qui jadis s'en allaient en flânant par les rues.

Et je les vois passer encor. bayant aux grues, (ihassant et bataillant, faucon ou dague au poing, Ou discutant maint texte obscur en plus d'un point, Chimériques toujours comme coquecigrues.

Humant le piot^ chantant l'amour à pleine voix, Savourant les vins vieux et les propos grivois. Moins prompts à manier la plume que l'épée,

Tels ils étaient, seigneurs, escholiers, damoiseaux. Qui prenaient autrefois les vers à la pipée , Comme un vol éperdu de célestes oiseaux!...

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