‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 35 sur 217 · CELLE QUE JE RÊVE · texte numérisé non relu

CELLE QUE JE RÊVE

CELLE à qui je vouclrais unir ma destinée. Dans Fespoir de trouver le bonheur que j'attends, Peut-être mon regard Ta déjà devinée...

— Je la rêve mignonne en ses dix-huit printemps.

Dans une ardente soif d'idéal qui TafTole,

Elle est comme embrasée au feu divin de l'art ;

Son front est couronné de lueurs d'auréole.

— Je la rêve adorant Lamar.'ine et Mozart.

Tremblant de la froisser et de ternir de larmes

Ce radieux visage où brille la bonté^

Nul n'a jamais osé lui dire tous ses charmes.

— Je la rêve modeste, ignorant sa beauté.

Elle ne connaît rien des douleurs de la vie. Songeant à ce bonheur qu'on lui promet, un jour, Elle s'en inquiète et cependant l'envie. — Je la rê\e naïve, ayant peur de l'amour.

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Mais bientôt elle aura dans son cœur un mystère. Alors , levant ses yeux clans l'extase ravis , Elle dira mon nom dans sa douce prière. — Je la rêve pieuse, au pied d'mi crucifix!

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