‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 128 sur 149 · LE DENTISTE · texte numérisé non relu

LE DENTISTE

Une belle dame, à Paris, Où chaque femme a cent maris, Disait un jour à son époux fidèle.

Qu'elle sentait une douleur cruelle, Que les dents lui faisaient un mal Qui n'avait jamais eu d'égal; Et le priait qu'il envoj^àt sur l'heure Chercher un arracheur de dents :

Elle lui dit son nom et sa demeure ; Mais qu'il vint aussitôt la voir, sans perdre temps. L'époux y va lui-même et l'amène à sa femme, Qui se plaignait toujours. Il dit à l'arracheur : Faites votre métier. Je vons laisse Madame;

Je ne saurais lui voir souffrir tant de douleurs.

Sitôt que le mari fidèle îut laissé l'arracheur seul avec cette belle, ^et amant déguisé la jeta sur le lit,

Et dans un amoureux déduit,

Tout plein d'amour et de courage,

Il lui fit passer toute rage.

Jn enfant curieux les vit en cet état,

Par la chatière de la porte.

Et remarqua de quelle sorte

Avait fini ce doux combat.

Le mari revient et demande

Si sa femme a souffert une douleur bien grande.

Ce petit enfant curieux Lui répond, en pleurant et frottant ses deux 3'eux Papa, j"ai vu comment la chose s'est passée, Ce méchant arracheur vient de tirer, hélas ! A maman, ah! peut-on en souffrir la pensée? Du d,.,, une dent plus longue que mon bras.

Les enfants bien souvent, en de pareilles choses,

Ont découvert le pot aux roses.

[Anecdotes médicales.]

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