‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 10 sur 228 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. DL]IA>D, M"% DE SA1NT-A>GE, DEUX DOMES- TIQUES en livrée.

M»n^DE SAINT-ANGE.

C'est bien, attendez! ain«i ({ue la voilure, j'aurai be-oin

de vous.

^^ hlic a l'air de donner qiio'ques ordres k l'uu de ses \ aleis. i

la LE TARRAIN.

M. DURAND. Eh mais ! je ne me trompe pas. . . . C'est madame de Saint-Ange.... la femme de ce fameux banquier....

qui s'est chargé du nouvel emprunt Belle Opération !...

S il voulait me céder quelques actions! ce serait bien mon .Tffaire !

MADAME DE SAINT-ANGE, achevant t!e elonner ses ordres.

Tâchez de parler à M. le comte Je Holden lui-mt'mc ^ s'il n'est pas encore parti. . . . Dite^-lui que nous savons tout , et que mon mari et moi lui offrons nos services et notre médiation. ... et revenez sur - le - champ. . . . vous entendez. [ Redescendant ie théâtre, et apercetant M. Durand qui ta salue.) Et le voilà,' ce cher M. Durand. Je m'attendais bien à le trouver ici. . . . Mais en Parrain galant vous deviez me donner la main pour descendre de voiture

M. DURAND

Comment , madame , vous seriez ?. . .

M^a. DE SAINT-ANGE.

Eh! oui, j'avais promis à Godard , mon marchand , d'être la marraine de son enfant.... Ce n'est pas que j'eusse grande envie de tenir ma parole; mais on vient de m'écrire que vous deviez être de la partie, et cela m'a décidée. . . .

M. DURAND

Madame, je suis mille fois trop lieureux; (àpart. ) ne négligeons pas cette bonne occasion, {liant. ) Oserais-je vous demander comment se porte M. de Saint-Ange ?. . .

.AT-'e DE SAINT-ANGE.

Mais je ne sais pas trop. ... Je ne le vois plus ; il ne sort pas de ses bureaux.

M. DURAND

Je conçois Ce nouvel emprunt l'occupe beaucoup ;

une belle affaire qu'il a faite là!... Je comptais i<ncessamment bii rendre ma visite ainsi qu'à vous, madame. . .

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