MATHILDE, LÉON
DUO
De, Jvcande. ^?i! monseigneur je suis tremblante.
MATHILDE
Dieu ! quel moment, mon cœur palpite, Comment cacher mon embarras?
LÉON
Dieu! quel moment, mon rœur s'agite, Je n'ose, hélas! faire un seul pas,
Ensemble.
Dieu! quel moment, mon cœur ;* ",^\ "' ^ Ipalpite,
Comment cacher mon embarras? MATHILDE. LEON.
Allons, courage, Allons , courage.
Point de frayeur, Point de trayeur.
Vengeons l'outrage Tout me présage
Fait à mon cœur. Le vrai bonheur.
MATHILDE
L'obscurité me favorise , et si je puis contrefaire ma voix , il ne me reconnaîtra pas. Etes-vous là ?
LÉON
Oui... je vous attendais.
MATHILDE, à part.
Comme il est ému. .. tant mieux. .. c'est qu'il penso à moi , et qu'il a des remords... [Haut). Je fais mal en venant ainsi, car je suis sûre que vous me trompez.
LÉON , à part, et intimidé.
Ah! mon dieu... elle se donte de quelque chose. ( Haut ). Non , madame , je ne vous trompe pas.
MÂTHILDE , à part.
n veut aussi déguiser sa voix , mais mon cœur l'a reconnu. ( Haut ). Eh ! bien , me voilà... que vouliez-vous me dire ?
LÉON
Ne le devinez-vous pas?
MATHILDE
Non, je veux que vous m'appreniez vous même... vous liesitez... ( Lui prenant la main ). Vous avez raison.
Vous croyez que j'ai raison... la jolie main... il me semble que ma frayeur se dissipe... oh ! que c'est joli... une femme !
MATHILDE , à part.
Il n'ose parler... sa main iremhle dans la mienne... j'étais bien sûre qu'il ne pourrait se résoudre à me trahir... voyons encore... ( Haut ). Eh ! bien... mon ami...
LÉ(m.
Mon ami! ... Que ce nom là est doux... jamais on ne m'appella ainsi... ( S' encourageant ). Oui... c'est le moment... souvenons-nous des leçons du colouel... [Haut). £li ! bien, oui, madame... oui, je crois que je vous aime... mais ne vous fâchez pas.
MATHILDE
Vous m'aimez î... ( Retirant sa main ). Le perfide !
Air : Ce que j^ éprouve en vous payant.
Après cette trahison-là, Won, je ne veux plus lui répondre; Et je veux voir pour le confondre Jusqu'à quel point il m'oubliera.
LÉON , lui reprenant la main.
Rendez-moi cette maia si chère. . .
Mais, à peine elle se défend, [bis).
Du courage, de moi j'espère; Le colonel sera content.
Deuxième couplet.
Oui , mon cœur bat en ce moment, De crainte , ainsi que d'espérance ;
( jéppercevant Panneau qui est au doigt de Mathilde ).
Gage d'amour et de constance, Laissez-moi cet anneau charmant.
( à part ).
A mes vœux loin d'être contraire, Elle se tilt. . . el!e y consent. . .
(^Mettant l'anneau à son doigt.^.
Eh! mais vraiment, elle y consent.
Du courage. . . de moi, j'espère; Le colonel sera content.
( // baise la main de Mathilde , et dit à part. ) Allons, ruoiltrons-nous digne de notre maître... chapitre 4* ( On erUend à la porte à gauche le bruit des yerroux que
l'on tire.)
MATHILDE , s'enfuyaut et rentrant par la porte secrète. Qui peut veuir ? fuyons.
SCÈ.^E XII.