‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 121 sur 228 · MATHILDE, LÉON · texte numérisé non relu

MATHILDE, LÉON

DUO

De, Jvcande. ^?i! monseigneur je suis tremblante.

MATHILDE

Dieu ! quel moment, mon cœur palpite, Comment cacher mon embarras?

LÉON

Dieu! quel moment, mon rœur s'agite, Je n'ose, hélas! faire un seul pas,

Ensemble.

Dieu! quel moment, mon cœur ;* ",^\ "' ^ Ipalpite,

Comment cacher mon embarras? MATHILDE. LEON.

Allons, courage, Allons , courage.

Point de frayeur, Point de trayeur.

Vengeons l'outrage Tout me présage

Fait à mon cœur. Le vrai bonheur.

MATHILDE

L'obscurité me favorise , et si je puis contrefaire ma voix , il ne me reconnaîtra pas. Etes-vous là ?

LÉON

Oui... je vous attendais.

MATHILDE, à part.

Comme il est ému. .. tant mieux. .. c'est qu'il penso à moi , et qu'il a des remords... [Haut). Je fais mal en venant ainsi, car je suis sûre que vous me trompez.

LÉON , à part, et intimidé.

Ah! mon dieu... elle se donte de quelque chose. ( Haut ). Non , madame , je ne vous trompe pas.

MÂTHILDE , à part.

n veut aussi déguiser sa voix , mais mon cœur l'a reconnu. ( Haut ). Eh ! bien , me voilà... que vouliez-vous me dire ?

LÉON

Ne le devinez-vous pas?

MATHILDE

Non, je veux que vous m'appreniez vous même... vous liesitez... ( Lui prenant la main ). Vous avez raison.

Vous croyez que j'ai raison... la jolie main... il me semble que ma frayeur se dissipe... oh ! que c'est joli... une femme !

MATHILDE , à part.

Il n'ose parler... sa main iremhle dans la mienne... j'étais bien sûre qu'il ne pourrait se résoudre à me trahir... voyons encore... ( Haut ). Eh ! bien... mon ami...

LÉ(m.

Mon ami! ... Que ce nom là est doux... jamais on ne m'appella ainsi... ( S' encourageant ). Oui... c'est le moment... souvenons-nous des leçons du colouel... [Haut). £li ! bien, oui, madame... oui, je crois que je vous aime... mais ne vous fâchez pas.

MATHILDE

Vous m'aimez î... ( Retirant sa main ). Le perfide !

Air : Ce que j^ éprouve en vous payant.

Après cette trahison-là, Won, je ne veux plus lui répondre; Et je veux voir pour le confondre Jusqu'à quel point il m'oubliera.

LÉON , lui reprenant la main.

Rendez-moi cette maia si chère. . .

Mais, à peine elle se défend, [bis).

Du courage, de moi j'espère; Le colonel sera content.

Deuxième couplet.

Oui , mon cœur bat en ce moment, De crainte , ainsi que d'espérance ;

( jéppercevant Panneau qui est au doigt de Mathilde ).

Gage d'amour et de constance, Laissez-moi cet anneau charmant.

( à part ).

A mes vœux loin d'être contraire, Elle se tilt. . . el!e y consent. . .

(^Mettant l'anneau à son doigt.^.

Eh! mais vraiment, elle y consent.

Du courage. . . de moi, j'espère; Le colonel sera content.

( // baise la main de Mathilde , et dit à part. ) Allons, ruoiltrons-nous digne de notre maître... chapitre 4* ( On erUend à la porte à gauche le bruit des yerroux que

l'on tire.)

MATHILDE , s'enfuyaut et rentrant par la porte secrète. Qui peut veuir ? fuyons.

SCÈ.^E XII.

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