SCÈNE II
Les Prëcédens , SIR ARTHUR, LÀDY MELFORT.
SIR ARTHUR
C'est un désert que ce château ! Pas de domestiques , personne pour nous recevoir. {^Apperccvant Brounn et Altrilî),
Ail! voici quelqu'un. (^A lady Mcifort ), Rassurez-vous, madame.
ALTRIK ET BROUNN , à paît.
Madame !
SIR ARTHUÎl.
Daignez prendre ici quelque repos , vous êtes cliez moi ,• c'est-à-dire chez mon père 3 qui, j'en suis certain , ne me désavouera pas.
BROUNN , s'ca-ariçaiil.
Monseigneur..»
SIM ARTHUR
Qui étes-vous?
BROUNN.
Brounn , un des intendans de milord.
SiR ARTHUR,
Oui, je crois me rappeler... Il faut vous dire, madame, que j'ai un père qui est très-riche... moi , je n'ai rien... Il a des terres , des châteaux , que je connais à peine , et surtout une armce d'intendans, d'écuyers et de domestiques que je n'ai jamais vus.
Air : Ah! si ma dame me voyait.
Lorsque l'on est page du Roi , Oïl aime la magnificence; Et pour rnon père je dépende , Tandis qu'il amasse pour mol :
Quelles semonces il m'a failco!
Et pourtant chscuu sait , je croi , Qu'il faut bien qu'on fasse des dettes, Lorsque l'on est page du Roi. [bis').
1'"^. Couplet.
Sans regret, comme sans espoir, A ses sermens rester fidèle, Aimer et défendre sa belle.
D'un chevalier c'est le devoir; Mais je pense, sans aucuns doutes.
Qu'on doit, comme article de foi. Les défendre et le» aimer toutes.
Lorsque l'on est page du Roi. {bis).
Eh I bien , monsieur Brounn , voyez s'il n'y aurait pas
moyen de faire préparer quelques rafraîchissemens pour madame.
LAD Y MELFORT
Je vous jure que je n'ai besoiu de rien.
SIR ARTHUR
Vous le croyez , mais en honneur , vous vous trompez , je le sais mieux que vous. ( A Brounn ). Un appartemeul , une collation , et un lîou feu.
RROUNN , à pirt.
Est-ce qu'ils vonisV'Uiblir ici?.. Et quelle est cette femme?.. ( Haut ). Mais , uionseii;i)curî..
S:R AIiTHL;R.
Eh ! bien , ne m'avez-vous pas entendu?
BROLNN.
Altrik, va vite , ne perds pas de temps. ( Alfjik sort).
SIR ARTHUR
Altrik !.. quel est celui-là ?
EROUNN.
Un Ecossais.
Et ce vieux concierge qui ne voulait pas nous laisser entrer?
BROUNN.
Mac-Derbie, un Irlandais.
SIR ARTHUR
C'est cela ! comme s'il n'y avait pas dans notre pays assez de fidèles serviteurs , sans en aller chercher en Ecos.st; et en Irlande.. M. Rroiuui , vous leur direz de ma part qu'ils se dépèchent de senrichir au service de mou père.
BROUNN.
Pourquoi , monseigneur ?
SIR ARTHUR
Parce qu'il y a à parier qu'ils ne resteront pas au mien.
BKOUNN.
Je leur en donnerai avis , monseigneur , et ils en profiteront... ( A part ). Pourvu , maintenant , que cette petite fille ne s'avise pas d'arriver ) no 14s serions dans un bel embarras!..
( Haut ), Je vais tout disposer pour que milord soit satisfait et puisse proraptement se remettre en route.