SCÈNE VI i
ALADIN , MASSOUD , avec de riches habits en or cl un
turban.
MASSOUD.
Ah î mon dieu , qu'est-ce que ça vent dire î voilà que ça vient de me prendre j crac... ma veste blanche et mou turban qui se sont envolés. ( ^yyerccvantAladiu). Mon bon frère , c'est toi que je revois... il ne l'est donc rien arrivé !
ALADIN
Du tout.
MASSOUD.
Eh ! bien , à moi , c'est différent; un fameux événement... regarde comme me voilà.
ALADIN
Cela t'étonne!.. tu vas en voir bien d'autres... SYMPHONIE.
MASSOUD , je retournant vers le fond.
Hein , qu'est-ce que cela?
ALADIN
Puissant génie , ô toi , mon nouveau serviteur, D'un tendre amant viens combler le bonheur. Tu nrentends , vite à l'ouvrage , Et sur un léger nuage , Ici transpuite promptement, Et la princesse et son appartement.
( rendant ce morceau ^ Aladin a une seconde fois frotté la I.anipc : le fond du thédlre s' cntr ouvre et laisse voir des nuages qui peu à peu se dissipent. On appeiçoit la princesse Fai uch-naz. , endviniie sur un lit de repos et entourée de ses femmes j qui dorment également. Le sopha s'avance lentement auprès des deux frères).
M ont EAU D'ENSEMBLE.
MASSOUD.
Quelle surprise extr(5uie, En croirai- je mes yeux?
La princesse elle-tnème Apparaît en ces lieux.
ALADIN , à la princesse.
Dans l'ivresse où te plonge
Un ix-ve ror(uné, Princesse, tu vois en songe L'époux qui t'e>t destiné!
FARUCK-NAZ , en dormant.
L'époux qui m'est destiné.
ALADIN
C'est un prince de grand renom.
MASSOUD , bas à Aladin.
Y pense-tu?
ALADIN , de même.
Mais tais-toi donc, Et surtout laisse-moi faire.
(A la princesse ).
Oui. c'est Massoud , sultan de l'île des Pantins,
Un des plus grands royaumes de la terre, Qui vient mettre à vos pieds son trône et ses destiu=.
( Aladin met un anneau au doigt de Farucli-naz et donne à son frère celui de la princesse ,■ pendant ce temps j, Xaïloum parait à l'entrée du caveau et s'arrête en les voyant ). La Lampe. 3
XAÏLOUM.
Qce voîs-je? ô hasard iufernal!
Ce talisman, mon unique espérance, La Lampe est en leur puissance, Et Massoud est mon rival!
Si je pouvais du moins...
( // ueut prendre la Lampe qui est placée sur une table, la/lamtne s'élance contre lai).
ALADIN , à Faruck-nazj après avoir mis la bague à son doigt. Quand il en sera temps, que cet anneau, piiucfsse, Vous rappelle votre promesse.
( Montraiit Massoud ).
De sou amour, bientôt j'espère, Vous connaîtrez les efiets, Car nous allons au palais Vous demander à votre père.
MASSOUD ET ALADIN.
^ f mon , . ...
iJe/ amour, bientôt 1 espère,
I son ' II'
Vous connaîtrez les effets, Car nous allons au palais Vous demander à votre père.
XAÏLODM.
Ciel , ils se rendent au palais!
Avec adresse suivons -les, Et le hasard prosjière Peut réparer j'espère Tous les mau\ qu'ils m'ont faits.
( La princesse et ses femmes s'éloignent comme elles étaient venues. Des nuages les dérobent à la vue. Aladin prend sa Lampe ^ l'éteint , la met dans son sein et sort creii Massoud).