‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 214 sur 228 · SCÈNE VI i · texte numérisé non relu

SCÈNE VI i

ALADIN , MASSOUD , avec de riches habits en or cl un

turban.

MASSOUD.

Ah î mon dieu , qu'est-ce que ça vent dire î voilà que ça vient de me prendre j crac... ma veste blanche et mou turban qui se sont envolés. ( ^yyerccvantAladiu). Mon bon frère , c'est toi que je revois... il ne l'est donc rien arrivé !

ALADIN

Du tout.

MASSOUD.

Eh ! bien , à moi , c'est différent; un fameux événement... regarde comme me voilà.

ALADIN

Cela t'étonne!.. tu vas en voir bien d'autres... SYMPHONIE.

MASSOUD , je retournant vers le fond.

Hein , qu'est-ce que cela?

ALADIN

Puissant génie , ô toi , mon nouveau serviteur, D'un tendre amant viens combler le bonheur. Tu nrentends , vite à l'ouvrage , Et sur un léger nuage , Ici transpuite promptement, Et la princesse et son appartement.

( rendant ce morceau ^ Aladin a une seconde fois frotté la I.anipc : le fond du thédlre s' cntr ouvre et laisse voir des nuages qui peu à peu se dissipent. On appeiçoit la princesse Fai uch-naz. , endviniie sur un lit de repos et entourée de ses femmes j qui dorment également. Le sopha s'avance lentement auprès des deux frères).

M ont EAU D'ENSEMBLE.

MASSOUD.

Quelle surprise extr(5uie, En croirai- je mes yeux?

La princesse elle-tnème Apparaît en ces lieux.

ALADIN , à la princesse.

Dans l'ivresse où te plonge

Un ix-ve ror(uné, Princesse, tu vois en songe L'époux qui t'e>t destiné!

FARUCK-NAZ , en dormant.

L'époux qui m'est destiné.

ALADIN

C'est un prince de grand renom.

MASSOUD , bas à Aladin.

Y pense-tu?

ALADIN , de même.

Mais tais-toi donc, Et surtout laisse-moi faire.

(A la princesse ).

Oui. c'est Massoud , sultan de l'île des Pantins,

Un des plus grands royaumes de la terre, Qui vient mettre à vos pieds son trône et ses destiu=.

( Aladin met un anneau au doigt de Farucli-naz et donne à son frère celui de la princesse ,■ pendant ce temps j, Xaïloum parait à l'entrée du caveau et s'arrête en les voyant ). La Lampe. 3

XAÏLOUM.

Qce voîs-je? ô hasard iufernal!

Ce talisman, mon unique espérance, La Lampe est en leur puissance, Et Massoud est mon rival!

Si je pouvais du moins...

( // ueut prendre la Lampe qui est placée sur une table, la/lamtne s'élance contre lai).

ALADIN , à Faruck-nazj après avoir mis la bague à son doigt. Quand il en sera temps, que cet anneau, piiucfsse, Vous rappelle votre promesse.

( Montraiit Massoud ).

De sou amour, bientôt j'espère, Vous connaîtrez les efiets, Car nous allons au palais Vous demander à votre père.

MASSOUD ET ALADIN.

^ f mon , . ...

iJe/ amour, bientôt 1 espère,

I son ' II'

Vous connaîtrez les effets, Car nous allons au palais Vous demander à votre père.

XAÏLODM.

Ciel , ils se rendent au palais!

Avec adresse suivons -les, Et le hasard prosjière Peut réparer j'espère Tous les mau\ qu'ils m'ont faits.

( La princesse et ses femmes s'éloignent comme elles étaient venues. Des nuages les dérobent à la vue. Aladin prend sa Lampe ^ l'éteint , la met dans son sein et sort creii Massoud).

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