SCÈNE XVlll
Le théâtre change et représente l'appartement de la princesse j orné de draperies à l'Orientale ; à droite, vn sopha ,' à gauche , une pile de carreaux près d'un guéridon, élégant ,• dans lejond, des r>ases et de grandes corbeilles remplies de présens j d'étojjés précieuses ; en aidant et presquàcoté du sopha ^ un trépied à brûler des parfums , qiù est soutenu par deux figures d'enfansj vêtus à l'indienne ^ aujonilj quatre globes de gaze j, qui renferment des lumières, et ne répandent sur la scène qu'un demi-jour. ( Lu rampe est baissée.^
ALADIN eni/'e doucement , en soulevant une draperie du
fond.
Personne ne m'a vu entrer. Grâces au tumulte qui règne clans le palais , je suis parvenu à m'introduira dans l'appartement de la princesse ; ce n'est pas sans peine, et ce billet que je lui ai fait remettre dans un bouquet, a-l-il fallu de l'adresse! c'était bien plus commode quand j'avais ma lampe, je n'avais qu'à commander , et il n'y avait pas besoin d esprit pour cela. Voilà donc la chambre nuptiale, et c'est ce coquin de Barkara qui a pris la place de mon frère I Oli c'est fini , ils sont mariés , je les ai apperrus de loin qui n^venaieiit de la mosquée... et mon bon frère qui voulait aller se tuer, je lui ai dit d'attendre un peu^ et que si ra ne réussissait pas, j'irais avec lui... ( tirant son mouchoir). Certainement, je lui dois ça , ce pauvre garron , je suis sûr que ralui fera plaisir.
( On entend la musique qui annonce l'arrivée de Fanicknaz et de ses femmes). On vient, cachons-nous vite. [Use cache dans un coin de l'appartement , à droite ).