AIR
Oui , j'ai trouvé dans cet asile Les biens que désirait mon cœur ; De vrais amis, un sort tranquille, Aloins de bruit et plus de bonheur.
Dans ce séjour je dois me plairej Voyez ces fertiles coteaux, Ces prés baignés par Ja rivière :
Ici, tout m'invite au repos 5 Et quand js vois fuir la lumière
Pièi âe ces limpides ruisseaux , Je m'enJors , et clos ma paujiitro Au doux murmure de leurs eaux.
Oui, j'ai trouvé , etc.
Et pour les jours de fête,
Entendez-Tous soudain
Le son de la musette ,
Le son du tambourin.
De notre sort tranquille
Satisfaits et joyeux ,
Voilà dans cet asile
Nos plaisirs et nos jeux.
ADEUNE.
Et VOUS ne nous parlez pas encore de tous vos avantages.. j vous ne nous dites rien de vos amoureux... et dieu sait cependant combien vous en avez...
THÉRÈSE
Mais oui... l'année n'est pas mauvaise... j'en conviens, je suis coquette...
JULIETTE
Et jamais cette fière indifférence n'a été troublée ?
THÉRÈSE
Eh! mais... je n'en voudrais pas jurer... peut-être une fois si je n'y avais pas pris garde... et puis , écoutez donc , Mesdames, ceci est mon secret... Voilà votre déjeuner.