‹ Le ParsismeChapitre 131 sur 203 · Yt. 8. i4(Tishtap Yasht · texte numérisé non relu

Yt. 8. i4(Tishtap Yasht

guère encore qu^un homme de dimeDsions colossales. Bien repu, il sent décupler ses forces et se me an combat pour ceux qui Tont nourri.

Les témoignages extérieurs sur la religion des Perses sont en parfait accord arec cette donnée fournie par leurs textes. Hérodote* et Strabon' savent fort bien qu'ils ne prétendent nullem^at communier arec leurs dieux : s'il en était ainsi, ils banquetteraiMit tous en masse en leur compagnie. Mais point, le sacrifice est affaire privée : on offre dans le feu quelque peu des entrailles de la victime, le morceau le plus ricbe en graisse et le plus délicat; après quoi, on la dépèce, la cuit, en expose les morceaux sur un tapis d'herbes, « un mage chante la théogonie* », et au bout de quelque temps la viande est disponible pour le laïque qui Ta offerte. Il la mange, évidemment ; mais il peut aussi la donner, ou Tabandonner charitablement aux chiens et aux vautours, ce qui serait un sacrilège dans Tautre hypothèse. Le concept primitif s est un tant soit peu spiritualisé : les dieux ne mangent plus, ils se contentent de se nourrir en esprit en humant le parfum du mets, dont la partie matérielle intacte demeure au sacrifiant ; mais c'est là tout, et, pour vouloir passer par delà, il faut résolument déclarer qu'on tient le document pour non avenu, la conjecture gratuite pour le droit imprescriptible et sacrosaînt de la science des religions.

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