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VI. Zaothra {zôhr). — Sur deux coupes renversées

f/ion du Véda, p. 291. Mais celui-ci est une jonchée d'herbes, où les (lieux sont censés venir s'asseoir pour manger le r(»pas qu'on leur sert: les deux liturgies ont donc ici violemment divergé; c'est celle de l'Inde qui demeure dans le vrai de la tradition

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le prêtre pose une rmmille à baresman qu'il a réser^'ée. Puis il plonge mille fois dans la cuve à eau, en prononçant les c cent et un noms de Dieu », un simple anneau qui symbolise l'ancien filtre, il retourne les coupes, y replace laramille, et les plonfce simultanément dans la cuve, jusqu'à oe que Teau affleure au bord ; alors il leur imprimé un l^er mouvement de va-et-vient qui y fait pénétrer l'eau; lorsqu'elles sont pleines, il les retire, profère deux fois lahunvar, dit une bénédiction en bâj, et ainsi se crée Teau bénite.

VII. Haoma (hôm). — Le service du Yasna consiste, ainsi quon le verra: V* à consommer le haoma qui a été apprêté dans un Yasna précédent ; 2® à préparer le haoma qui sera nécessaire pour un Yasna suivant. On ne peut donc célébrer un Yasna sans avoir du haoma tout prêt^ ; et dès lors, s'il n en reste pas d'un Yasna précédent, il faudra le préparer en Paragra. Les deux préparations sont d ailleurs identiques, et c'est TAvesta lui-même qui nous en donne le détail au Yasna (24 à 34J.

Après s'être lavé les mains, après avoir lavé le haoma à plusieurs reprises dans l'eau pâdyab et dans l'eau zôhr, découpé et mis l'urvaram dans le mortier avec le haoma, plongé dans Teau bénite lanneaufiltre, etc., le prêtre procède à la préparation du

1. Le haoma apprêté ne se conserve que quatre jours, le temps que dure aussi leffetde la grande purification du prêtre célébrant: c'est-à-dire qu'il est valable pour lo Yasna qui vient immédiatement après un Paragra et pour tout Yasna qui serait célébré dans les trois jours suivants.

parâhôm. A cet effet, le zôt verse dans le mortier (hàvan) le lait jîv et Teau zôhr, et se livre à diverses autres manipulations entrelacées de longues prières ; puis, tandis que le râspî met au feu une offrande de bois parfumé, il saisît le pilon, le lave dans la cuve, et se met à piler le mélange selon un rite et un rythme consacrés. L'opération, accompagnée à la an des stances hiératiques de la Gâtha Âhunavaîti, se poursuit ainsi lentement et se termine par un filtrage dont le produit est le parâhôm.

Le Paragra est dès lors achevé, et Ton peut procéder à la célébration de TofiBce proprement dit ; mais d'abord décrivons-en le théâtre.

§ 6. — Culte du Feu.

Le lieu de culte pour les grands sacrifices est le temple du feu (Dari Mlhr « Porte de Mithra »). Il y en a de deux sortes : ceux du Feu Bahrâm sont vastes et clairsemés; mais les petits temples sont fort nombreux ; il y en a une centaine, rien que dans la ville de Bombay.

C'est que le Feu Bahrâm est une sorte de feu-roi» qui, selon certains théologiens du moins, n'en souffre aucun autre a côté de lui dans le même pays : on lui élève un trône à degrés, fait de six bûches de bois de santal ; on le compose des essences de seize feux différents, et sa préparation ne dure pas moins d'un an. Le simple feu sacré ou Atash Adarân (( Feu des feux » est tout uniment formé de feux domestiques qui ont

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