‹ Le ParsismeChapitre 137 sur 203 · CULTE DU FEU · texte numérisé non relu

CULTE DU FEU

servi trois fois, et on le nourrit de gâh en gâh, en i attisant chaque fois et y posant une seule bûche de santal*.

Grands ou petits, les temples sont tous à peu près sur le même plan : un rectangle, deux fois plus long de l'ouest à Test, que large du nord au sud ; à Touest, un espace vide, pour cour et dépendances, avec un puits et une plantation d arbres qui fournissent les accessoires végétaux ; au centre, Vàdarân ou chambre du feu, voûtée en dôme, close vers Touest, largement ouverte par une porte vers lest, percée d'une fenêtre au nord et au sud ; le feu y trône dans un vase élevé sur un socle de pierre ; l'extrémité orientale des deux grands côtés, enfin, est occupée par une chambre rectangulaire en sens inverse* et divisée à son tour en plusieurs compartiments, de telle façon qu'on y puisse célébrer en même temps plusieurs offices^

Chacune de ces chapelles contient un feu placé également dans un vase sur un socle de pierre (àdôsht). Mais, bien différent de celui de ïàdarân, dont il n'est que le représentant temporaire, ce feu n'est point perpétuel : on l'allume au moment de commencer la cérémonie, au cours de laquelle on lui fait les offrandes d'êsm-bôê, et on le laisse éteindre lorsqu'elle est terminée.

Page 1