Vdd. 14. 8, et la note de Darmesteter sur ce passage
4. Pour le détail des prières du culte spécial du feu, on renvoie encore une fois à l'Âtash Nyâyish: Ys. 62 (Z. A., I, p. 386 sqq.), et Z.A., II, p. 705-708.
GULTB DU HAOMA 171
§ 7. — Culte du Haoma.
Dans rinde» au moins dans le rituel du Rig- Véda, le culte du Sôma a pris une telle prépondérance, que celui du feu a tout à fait reculé à Tarrière-plan : il y a bien toujours un feu, et même trois, au sacrifice de s6ma ; mais ils n^y figurent guère qu'à titre de décor, et pour convoyer ia libation aux dieux* ; Tobjet essen tiel du culte, le dieu qu^on magnifie sous mille aspects, c'est Sôma. Au contraire, chez les Perses, le Feu est le premier des êtres vénérables après Dieu, et, dans le rayonnement de son culte, celui du Haoma« malgré
son antique sainteté, se perd un peu, s*efface en la pâleur d'une abstraite survivance : grandiose pourtant ; l'écho des louanges hyperboliques dont le comblèrent les Indo-Éraniens vibre encore intensément dans la prose cadencée du Hôm Yasht', et, dans l'Avesta comme dans le Véda, il est bien plus qu'une simple libation ; si le haoma est un breuvage, Haoma, ne l'oublions pas» est une manière de dieu', et les deux concepts s'entrelacent incessamment dans la bouche
1. Cf. Oldenberg, Religion du Véda,, p. i85 sqq. — Il y a» il est vrai, dans la liturgie, une cérémonie, prodigieusement longue, compliquée et mystique, dite Agnirayanam construction [de l'autel] d'Agni », et exclusivement consacrée in ia glorificaUon du feu ; mais précisément on se demande si elle ne serait pas aitribuable à quelque retour factice d'intluonoos éraniennes.