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du prêtre, qui dans son exaltation ne sait plus luimême si c'est à la plante terrestre ou à Tètre céleste qu'il adresse ses pieuses adjurations.

On connaît déjà le mode de préparation du breuvage, toujours identique k elle-même, soit qu'elle s'effectue en Paragra, soit qu'elle remplisse la seconde partie du Yasna*. La première partie de cet office est consacrée à la consommation du haoma qui provient d'un Paragra ou d'un Yasna précédent : c'est là vraiment le siège du culte de l'ange Haoma.

A la suite de quelques prières préliminaires, le zôt, parfois soutenu par la voix du râspi, invite les dieux au sacrifice qui s*apprête et leur annonce successivement les oblations qui les attendent : zôhr et baresman ; puis, darûn et myazda en général ; il en reprend ensuite rénumération solennelle, en les dédiant, en les donnant nominativement aux déités de toutes sortes ; et enfin il consomme le darûn*. C'est le premier acte. Alors le zôt et le râspl entonnent le chapitre I«' du Môm Yasht, que bientôt le zôt continue seul : longue séquence de versets louangeurs, quelques-uns d'un réel mérite poétique. A la fin, le râspî met au feu une offrande d'encens, et le zôt reprend le chapitre II. Arrivé au verset 18, « voici tes Gâthâs, ô Haoma., voici tes chants de louange, voici ta collation », il soulève la coupe de hôm et boit en trois gorgées, ayant soin de laisser un peu de liquide au fond. Il jette

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