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LE CULTE DES EAUX

alors ce reste, qui est censé bu par Haoma lui-même. Mais ce n'est encore qu'un préliminaire.

On remet de Tencens au feu, on entonne le chapitre III, et vers la fin de cette récitation le râspî reverse du parâhôm dans la coupe du zôt. Celui-cî, tenant la main gauche sur Tevanghin noué autour du barsôm, prend la coupe de la main droite, contemple le hôm en disant une prière, soulève son padân de la main gauche et boit le tiers du contenu. Il regarde alors le râspî, qui met de l'encens au feu en disant ashem vohû, soulève son padân et boit la moitié de ce qui reste. Même rite; le zôt achève la coupe, et le râspî jette une troisième fois de Tencens. Le zôt lave trois fois le vase, le remplit d'eau pure, le remet en place, se lave et s'essuie la bouche, replace la main droite sur le vase, la gauche sur le barsôm, et enfin, après avoir aspergé quelques accessoires, vide le vase dans la coupe qui contient Tanneau-filtre. Encore quelques prières, et le sacrifice est consommé.

Ensuite, sous le bénéfice de longues récitations intercalées avant et après, commence, avec la seconde phase du Yasna, la préparation d'un nouveau parâhôm pour le Yasna suivant, laquelle s'étend à peu près jusqu'à la conclusion de la cérémonie, c'est à-dire jusqu'à l'offrande aux Eaux.

§ 8. — Le Culte des Eaux.

Si le culte du Feu et celui du Haoma se sont maintenus tous deux à un rang élevé, quoique avec une

importance inégale, dans les deux -rituels de TÂYesta et du Véda, il n'en est pas de même de celui des Eaux : dans Tune et lautre croyance, les Eaux sont pures, bienfaisantes, saintes, vénérées; mais elles doivent désormais se contenter de ces menus témoignages de gratitude intéressée et d^une place tout accessoire dans Tordre de la liturgie. Il n*en fut pas toujours ainsi, du moins pour le mazdéisme, qui seul nous occupe ici. Nous savons, par des témoignages étrangers et indigènes, que, sous les Achéménides, la grande déesse Ârdvî Sûra Ânàhita^ venait immédiatement après Âuramazda et avec Mithra dans les manifestations de la piété officielle : cest.à elle qu'on offrait le sacrifice royal auquel fait allusion TAvesta*, le sacrifice du guerrier désireux de victoire, « cent étalons, mille taureaux, dix mille moutons i) : type hyperbolique des profusions fastueuses de la cour du Roi des rois. De toutes ces sanglantes splendeurs, il ne reste plus rien que le sobre rite de VÂb'ZÔhr^ (t offrande aux Eaux », qui suit ÏAtash Nyâyish et termine le Yasna.

A la suite de diverses manipulations, dont le sens mystique est d'unir le barsôm au zôhr, — la nature végétale à l'élément aqueux qui lui infuse la vie, — le zôt récite rinvocation aux Eaux ; lui et le râspî les

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