LES FÊTES
incitent au sacrifice avec d'autres déités. Puis le zôhr est consacré spécialement aux Fravashis et aux Eaux, ensuite à TEau en général, invoquée ici sous le saint vocable d'Ahurâni, comme qui dirait « épouse d'Ahura ». Mélanges variés : on verse des gouttes de zôhr dans le mortier, de zôhr dans Teau pâdyàb, de pâdyÀb dans le zôhr, de Tun et l'autre dans le jiv ou réciproquement, et ce sont les libations répandues en l'honneur des Eaux\
Le sacrifice s'achève ensuite avec les trois derniers chapitres du Yasna* : invocations aux Amesha-Spentas et vœux de sainteté; litanie à tous les dieux, pour réparer les omissions involontaires qui pourraient entacher l'œuvre pie; le zôt dénoue un à un les nœuds de l'evanghin et défait ainsi le barsôm, qu'il remet au râspi^ saisit le mortier où il a versé ce qui restait du zôhr, se rend au puits sacré, dont le râspi interdit l'accès à tous assistants, répand quelques gouttes dans le puits, et enfin fait boire le reste au laïque sacrifiant, aux autres assistants ou aux arbres du jardin. Ashem vohû.
§ 9. — Les Fêtes.
Ainsi qu'on a pu s'en apercevoir', chaque jour et, pour ainsi dire, chaque heure de chaque jour a dans
1. Il n'est pas douteux que bon nombre de ces évolutions n'aient été primitivement des charmes de pluie. Cf. Darniesteter, Z.A,, p. 420, n. 31, et Oldenberg, liolù/ion titt Vèda, p. £80, 392, 407 et 432.