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croisés sur la poitrine, le visage découvert, la tète orientée vers tout autre point cardinal que le nord, qui est la région des démons. Avec un couteau de fer, ils tracent autour de la couche trois sillons profonds et parallèles \ qui tiendront captive la druje Nasu et rempécheront d'assaillir tout autre être que le cadavre dont elle a pris possession.
Immédiatement, en effet, après le décès, ou au plus tard au gâh suivant si la mort a été violente, — parce que dans ce cas la décomposition est moins rapide, — cette abominable femelle démoniaque* fond sur sa proie, sortant de l'enfer, « des régions du nord, sous la forme d'une mouche furieuse, genoux fléchis en avant, queue en arrière, avec des bourdonnements sans fin, semblable aux plus infects khrafstras », et elle reste attachée au corps « jusqu'à ce que le chien Tait vu ».
Ici se place donc l'un des rites les plus curieux du mazdéisme, une survivance de folklore sauvage, semble-t-il, égarée parmi ses conceptions élevées et presque rationalistes, ce qu'on appelle aujourd'hui le sag-dîd, (( le regard du chien ». Le chien, en sa qualité, sans doute, d'auxiliaire de l'homme contre les bêtes nuisibles % a le pouvoir de chasser la Nasu ; mais il faut, en principe, pour cela, que ce soit un chien à quatre yeux*, c'est-à-dire marqué de deux taches au dessus