Vdd
3. Cf. infra p. 202 sq.— Il semble que dans l'Inde cette veillée soit supprimée, d'après la description que donne Darmesteter des usages hindous (Z.A., II, p. 149) : « Le transport au Dakhma (cf. infra p. 189) a lieu de jour, car le corps doit être exposé au soleil (Vdd. 5. 13, et 6. 51) : si le décès se produit au commencement de la nuit, le transport a lieu le matin •suivant; s'il a lieu tard dans la nuit ou de grand matin, le transport se fait le soir; en cas de mort accidentelle le délai ^st plus long... » Effectivement, le climat brûlant de l'Inde ne comportait pas un tel retard de sépulture; mais les croyances sont restées les mêmes, et, à ce détail près seulement, le cérémonial n'a pas changé ; on dit les prières des trois jours dans la maison, tout comme si le corps y était encore .
jours, mais un délai facultatif bien plus long, jusqu'à un mois, et peut-être davantage dans la pratique \ Durant ce temps, Tâme nue et faible, sans défense contre les mauvais esprits, doit être entourée d'un rempart de prières et recommandée à la protection des saints patrons du mazdéisme, particulièrement- à celle de Tange Sraosha*. Deux prêtres au moins, assistés de la famille, récitent, au début de chaque gâh, le Bâj de Srôsh, la prière afférente au gâh où l'on entre et le patet à l'intention du défunt. De plus, à la nuit, au début du gâh aiwisrûthrima, ils disent en Afrlngân quatre versets du Srôsh Yasht' et l'Afringân Dahmân ou prière des morts. Enfin, tandis que cette pieuse veillée sanctifie la maison, dans le temple voisin on célèbre au moins un Srôsh Darûn, c'est-à dire un petit Yasna où l'on n'offre que du darûn* et point de parâhôm. Mais c'est là un minimum : pour un défunt dont la famille en fait les frais, on peut aussi célébrer un Yasna complet ou plusieurs, ou même un Vendidâd à l'intention spéciale de Sraosha. Ces trois jours de veillée funèbre sont aussi les jours de très grand deuil : la famille les passe dans la solitude, la prière ou le silence claustral ; elle s'abs-
1. Vdd. 5. 12. — En cas de force majeure; car il n'y a pas toujours un cimetière à proximité du village, et l'hiver persan, qui rend les chemins impraticables, assure d'autre part l'intégrité du cadavre.