Cf. Darmesteter, Z. A., H, p. 155 sqq
2. Les dimensions varient, naturellement : le plus ^rand dakhma de Bombay est haut environ dé dix mMrcs et lur^ft de trente.
Toutes les précautions, fictives ou réelles, sont prises pour que le dakhma, siège de corruption, garde •en soi sa souillure et ne la propage point. Fictives : au moment de la construction, on procède à upe opération bizarre, de laquelle il semble résulter que la tour est censée suspendue en Tair, ne porter sur rien de terrestre et par conséquent ne pouvoir souiller la terre. Réelles : aux quatre coins de Tédifice, sont disposés des canaux qui reçoivent toutes les eaux pluviales contaminées au contact des restes mortuaires et les conduisent dans des puits à filtrage bien pourvus de sable fin et de charbon pilé, de façon qu'elles ne retournent à la terre que sufiQsamment purifiées. Enfin, il va sans dire que le bâtiment est tenu à distance des lieux habités et isolé autant que possible.
C'est œuvre pie que d'édifier un dakhma; ce n'en est pas une moindre de le démolir lorsqu'il est vieux et ne sert plus depuis longtemps; car c'est réjouir la terre que de la rendre à la culture. Mais il est prescrit d'attendre que toute la poussière mortuaire se soit mêlée au sol, c'est-à-dire, d'après les commentaires, cinquante ans après que le dernier cadavre a été enseveli'. Celui qui disperse les débris d'un tel cimetière est assuré du salut éternel.
Lorsqu'un dakhma neuf a été consacré par la cérémonie religieuse d'usage, nul n'y peut plus entrer, que certains croquemorts spéciaux, à demi prêtres, et différents des simples porteurs de corps que nous