‹ Le ParsismeChapitre 16 sur 203 · La Religion du Véda (Paris, Alcan, 1903), p. 155 sqq · texte numérisé non relu

La Religion du Véda (Paris, Alcan, 1903), p. 155 sqq

ce pas plutôt, comme le veut M. Hillebrandt \ TAsura innomé qui apparaît de temps à autre dans le Véda et dont la qualification la plus précise est la vague formule (( Asura du grand ciel » ? Nous pouvons laisser dans l'ombre ce point controversable : ce qui est indubitable et essentiel, c'est qu'un dieu suprême du védisme est le Dieu suprême de Tavestisme, et que, conséquemment, la religion dont tous deux sont issus les adorait avant leur séparation.

La concordance ne s'en tiendrait pas là, si l'on en devait croire le premier de ces exégètes. Varuna tient la tête d'un groupe de dieux védiques, généralement évalué à sept, bien qu'il soit malaisé d'en établir la liste nominale : les seuls importants sont Varuna, Mitra et Aryaman ; ils sont dit Adityas, en tant que fils de la déité mystique Aditi, qui se confond avec limmensité sans bornes, et M. Oldenberg estime qu'ils personnifient la lune, le soleil et les cinq planètes visibles à l'œil nu. Or l'Avesta, il est vrai, ne connaît ni Aditi ni le nom des Aditvas ; mais il révère, lui aussi, un groupe de sept génies bienfaisants, à la tête desquels se place Ahura, et qu'il appelle les Amesha-Spentas. Quoi de plus séduisant que d'imaginer que ceux-ci sont, sous d'autres noms et avec d'autres attributs, les mêmes météores que les Adityas de l'Inde, c'est-à-dire, que les Indo-Éraniens préhistoriques adoraient déjà le groupe des sept pla-

1. YecUsche Myt/tologie, III (1902), p. 70, et cf. p. 102. Voir aussi un résumé de la question dans un article du Journal ffes Saranta, 1903, p. 493 sqq.

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