Cf. supra p. 77 et
Nuis laide, mauvaise, criminelle, pourrie, infecte, impuissante et accablée, telle que tu me vois. Qaand tu voyais un fidèle offrant le sacrifice, le darûn, Thymne de louange, Thommage et adorant les Yazatas, soignant et révérant Peau, le feu, les bestiaux, les plantes et autres bonnes créatures, toi, tu faisais la volonté d*Abriman et des démons, les actions mauvaises ; et, quand tu voyais un homme faisant aumône et charité, ainsi qu*il convient, aux gens de bien et aux fidèles, qu'ils vinssent de près ou de loin, les accueillant en hôtes et les comblant de dons, ta gardais tes richesses et tu fermais ta porte. Odieuse, tu m*a8 faite plus odieuse; horrible, tu m*as faite plus horrible ; réprouvée, tu m'as faite plus réprouvée. J'étais assise au nord, tu m*y as reculée plus loin encore, par tes mauvaises pensées, tes mauvaises paroles, tes mauvaises actions. Et pendant longtemps on me blâmera, pour avoir longtemps adoré Zanâk Mînôi* et l'avoir consulté! »
Ainsi le drame consécutif à la mort se joue, sur terre et au delà, en deux parties simultanées et parallèles, l'une invisible, l'autre visible, qui suit pieusement et pas à pas les phases de la première. Tandis que les parents et amis pleurent et prient, lame fortifiée par leur assistance, aborde les destinées que lui ont apprêtées les actes de sa vie terrestre. De ce drame poignant et mystérieux nous venons de lire le prologue : il nous reste à en voir les péripéties et le dénouement.
§ 2. — Le Passage du Pont.
Voici que, devant le voyageur éperdu, se dresse un pont colossal suspendu sur un abîme. Ce passage est gardé par trois anges, dont les noms et les fonctions