Cf. supra p. li
2. « En paradis », ajoute ici Dariuesteter (Z..\., II, p. 40, n. 38), en traduisant ce passage du Saddar. En paradis ou en purgatoire, je suppose ; car, autrement, on ne comprendrait pas la nécessité de l'existence du purgatoire.
3. Il est clair que ce pont fait double emploi avec le jugement : il y a eu fusion de deux mythologies dont chacune n'admettait que l'une ou l'autre épreuve.
208 LE PAHSISME
Ce pont formidable que TAvesta nomme fort souvent, mais sur lequel il est fort chiche de détails, est jeté entre le mont Daityâ, le sommet sacré de TAiryana Vaôjô, et le mont Alburz, demeure des dieux. L'homme y accède à Taube du quatrième jour après la mort. 11 s'y rencontre avec les deux Vâi, l'ange et le démon' : celui-ci souffle en tempête, s'efforçantde le faire tomber à la renverse dans le gouffre; l'autre le soutient et le guide dans sa course aventureuse. Sous ses auspices, le juste s'avance sans trembler et voit le pont s'élargir à mesure qu'il monte vers les hauteurs du ciel. Mais, sous les pieds du pécheur étourdi par les hideuses clameurs des démons qui guettent leur proie, le tablier s'étrécit peu à peu jusqu'à la minceur d'une lame de rasoir: il se cramponne en vain, en vain il crie au secours; il tombe, et l'enfer l'engloutit.
Le juste continue à s'élever, par les trois degrés des bonnes pensées, des bonnes paroles, des bonnes actions, — auxquels correspondent respectivement les
sphères des étoiles, de la lune et du soleil*, — jusqu'au séjour de félicité suprême, au Garô-nmâna, « la Demeure des Cantiques », première création d'Ahura, Paradis ineffable où Tattendent, non des jouissances matérielles, mais toutes les délices du cœur et de l'intelligence.