Cf. supra p. 56 et
2. Ci, supra p. 114. La doctrine hindoue, surtout post-védique, connaît des trajets analogues, mais moins systématiquement localisés et coordonnés.
L'Enfer est « la Demeure de la Druje^ » (drûjô nmâ* na), une vaste caverne de ténèbres visibles et palpables, si infecte qu'on y vit en une perpétuelle nausée, pleine de terreurs et d'angoisses innomées, et si noire que chacune des âmes drues comme les épis d'une gerbe s'y sent désespérément seule en face de ses tourmenteurs. Mais TAvesta ne fait guère que le nommer en maint passage, sans se complaire à en énumérer les supplices.
Moderne aussi, au moins dans son développement systématique, et peut-être même dans son principe*, est la notion du Hamêstakân pehlvi, Purgatoire réservé à ceux dont s'équilibrent les mérites et les méfaits. Ils n'y souffrent que des alternances saisonnières de chaleur et de froidure, mais sans espoir d'en être libérés avant le jour de la résurrection.
§ 3. — La Résurrection.
On a vu'* qu'un temps relativement court est assigné au Démon pour sa lutte contre Dieu : la sobre imagination des Perses n'avait aucun goût pour les my-
1. Ys. 46. 11, 51. 14, etc. ; plus usuellement « le mauvais monde », duzh-ahUy duzhah, pehlvi dùzhakh,
S. C est ce que soutient, contre Roth, Téminent éraniste de Harlez (Beitràge de Bessenberger, IX, p. 894 sqq.)i qui conteste jusqu'à la possibilité d'interpréter étymologiquement le nom de ce lieu d'attente intermédiaire : ainsi se concilierait l'antinomie signalée plus haut, p. 207, n. 2.