Cf. supra, p. H^IO, n
3. Ainsi la l(^^(Mule do Yima soinblo une fusion du niytho de Yama ot du délu^o do No(^. Mais l'emprunt, comme le croit Darmesteter (/. A., III, p. lviii), est-il pour quelque chose
THRAÊTAONA 219
§ 2. — Thraêtaona.
Le Véda mentionne quelquefois un dieu Trita, et iriia adjectif y signifie « troisième » ; mais, que Ton ne puisse pas se servir même de cette faible donnée pour l'interpréter, cela ressort trop évidemment de ce seul fait que, dans le Véda propre, on n'aperçoit aucune triade dont il pût être le tiers membre '. Au surplus, ce n'est pas son nom seul qui fait Ténigme de sa personne: les rares stances qui parlent de Trita se complaisent à l'envelopper de ténèbres mystiques ou verbales que nous ne chercherons point à pénétrer. < Aussi bien n'en est-il pas besoin pour notre propos : tout ce qu'il nous convient de retenir, c'est que Trita fut incontestablement un saint sacrificateur mythique et un dieu auxiliaire d'Indra en ses combats bienfaisants.
Le premier de ces caractères se retrouve à merveille dans le Thrita (Srît) avestique, qui fut le troisième
daus l'affaire ? Il est permis d'en douter : toutes les mythologies ont leur déluge, y compris celle de l'Inde ; et, s'il pouvait y avoir plusieurs manières de se figurer le repeuplement subséquent, la plus rationnelle, à coup sûr, se présentait sous forme de conservation, par un procédé quelconque, d'un couple de chaque espèce.
1. Plus tard, il va sans dire, on la fabriqua de toutes pièces ; dès là qu'on crut que Trita était « le troisième », il fallut bien qu'on lui inventât deux chefs de file ; mais son nom peut signifier tout autre chose. Selon l'ingénieuse conjecture de Max Mûller {Noucelles Études de Mytholoffie, trad. Job, p. 47J|, il serait « celui qui a franchi », le soleil couché : plausible, mais indémontrable.
prôtre de Ilaoma et le patron de la médecine, « qui tint loin du corps des mortels Tépée en mouvement et la fièvre qui brûle ^ ». Quant à sa fonction d'auxiliaire, il a mieux fait que de la garder, il Ta élevée jusqu'au rôle de protagoniste, mais par un détour assez compliqué.
Le Trita védique est, de son nom complet, Trita Âptya, et ce dernier mot se retrouve dans l'Avesta sous la forme Athwya ; mais Âthwya (Abtîn) n'est pas le même que Thrita, il le précède dans la série des prêtres de Ilaoma, il en est le deuxième. Qu'il ne soit qu'un dédoublement du personnage unique, c'est ce qui d'abondant se déduit du nom de son fils, Thraêtaona, lequel est tout uniment un patronymique signifiant « enfant de Thrita * ». C'est à celui-ci (Frêtûn, Ferîdûn) que l'épopée éranienne et persane transporta Thonneur du triomphe de l'Indra védique. Il n'en faut pour preuve que le nom de l'adversaire respectivement opposé à chacun d'eux : ici, Ahi, le serpent monstrueux ; là, le serpent aux trois têtes, la druje Azhi Dahâka (Zohàk)\