‹ Le ParsismeChapitre 172 sur 203 · Vdd. 20. 1-7, et cf. supra p. 145 sqq · texte numérisé non relu

Vdd. 20. 1-7, et cf. supra p. 145 sqq

2. Ce dernier serait en sanscrit Traitâna; et de fait il y a un Traitâna dans le Véda, mais on ne voit pas qu'il soit fils (le Trita. Inde et Perse se sont toutes deux embrouillées dans leur légende, mais différemment, en sorte que l'une nous fait retrouver le fil quand l'autre le perd.

'^. On sait, d'autre part, qu'Indra Vrtrahan est représenté, ([uant au nom, par l'avestique Verethraghna, de qui l'Avesta ne raconte aucun exploit spécial. Ainsi l'héritage d'Indra s'est scindé en tpois ; Indra lui-même est devenu un démon; Verethraghna a recueilli son surnom, et Thraêtaona, son haut fait.

THRAÉTAOXA 221

Quand la Gloire Royale s'enfuit de Yima Khshaéta sous la forme d'un oiseau Vâraghna, elle fut saisie au passage par Thraêtaona, l'héritier de la puissante maison d'Athwya ;« car il fut le plus victorieux des hommes d'action, à part Zarathushtra*. » La dru je qui avait tué Yima désolait la terre, la druje aux trois gueules, aux trois têtes, aux six yeux, aux mille organes des sens : il en délivra le Varena quadrilatère; il l'enchaîna sur le mont Damâvand, de liens qu'elle ne brisera qu'à la fin du monde, pour tenter une dernière incursion dans les domaines d'Ahura et tomber sous les coups du héros suscité par Saoshyaat*. Deux filles de Yima, « qui sont de corps les plus belles des femmes et la merveille du monde », enlevées et réduites en captivité par ce démon, ont été délivrées par ce fait d'armes \ Vainqueur souverain, il règne ensuite sur le monde, qu'il partage entre ses trois fils : Airya (Iraj) reçoit la région médiane, le pays saint, riran; Sairima (Salm), l'Occident; Tura, l'Orient, le Touran. Mais ceux-ci, jaloux du lot de leur frère, s'unissent contre lui, l'attaquent, le tuent. Il ne laisse qu'une fille. Alors leur père, pour lui apprêter un vengeur, épouse sa petite fille, dont il ne naît encore

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