Cf. supra p. 211, et infra p
3. En tuant Ahi, Indra délivre les Eaux captives ; une autre de ses prouesses est la délivrance des vaches rouges qui sont les Aurores : il n'est pas douteux que nous n'ayons ici le dernier reflet de l'un des mythes védiques, et probablement de tous deux. Cf. Yt. 9. 14, 15. ^4, 17. U (Drvasp Yasht, Râm Yasht et Ard Yasht).
qu'une fille; celle-là aussi, Ferîdûn la prend en mariage, et ainsi de suite, jusqu'à la septième génération, jusqu'à ce qu'enfin il vienne un fils\ qui perpétuera la race des Airyas, maintiendra la Loi sainte et combattra le bon combat contre les peuples impies de l'Occident et de l'Orient*.
§ 3. — Keresâspa.
Ce n'est pas au Véda qu'il faut demander des informations sur ce héros : il ne le connaît pas; et, si la légende postérieure nomme un et même plusieurs Krçàçva, elle ne nous apprend sur eux rien de bien caractéristique. Le nom signifie (( qui a des chevaux maigres ' ». Pourquoi « maigres ).»? On ne sait, mais le détail est négligeable : le héros cocher est généralement, dans la mythologie indo européenne, le héros solaire; et il n'y a pas de raison pour que Krçûçva fasse exception, d'autant que son homonyme éranien, Keresâspa (Karsasp), reproduit à souhait tous les traits typiques d'un Héraclès.
Il est fils de Yima. Lui aussi, comme Thraêtaona, il s'empare d'une Gloire que Yima a laissé fuir*. Sa
1. Daniiesteter, Z. A., 1, p. 131, n. 15. — Encore une variation sur le thôme éternel de l'inceste divin : cf. supra p. 216.
2. Soit à raison de sa parenté avec Thrita, — encore que lAvesta la méconnaisse, — soit parce qu'il tue le serpent, emblème à la fois des maux et des remèdes mystérieux, — comparer les serpents d'Esculape, — le héros Thraêtaona est également réputé le patron des médecins et de leur art.