Yt. 5. 41 (Àbân Yaslit
FRANHRASYAN ^^'
donc pas surprenant que Tlran l'appelle à son secoure, surtout contre un ennemi impur dont les traits et la nationalité reproduisent à s'y méprendre ceux de la druje Zohaiv. L'Arabe Zainigao (Zînîp:âb, Zingyàb) a le regard du basilic, qui foudroie tout être sur qui il se fixe : rien ne lui résiste ; Touran alors se sent solidaire^ d'Iran contre l'ennemi sémite, et Franhrasyan reparaît, en allié cette fois. Mais, après que Zingyâb fut tombé sous ses coups, le libérateur fit place au tyran : maître à nouveau du riche pays aryen, il y régna en despote sanguinaire et, suivant la coutume immémoriale des conquérants de jadis, transporta en Touran des multitudes d'Iraniens, qu'il remplaça chez eux par ses nationaux. Des combats acharnés finirent par rétablir le roi légitime.
Mais le Touranien entend ne pas lâcher sa proie : il récidive une quatrième fois ; un prince aryen se rallie, se rend à sa cour, épouse une de ses filles ; de ce mariage naît un fils, Husravah, qui tue son grandpère ' et assure l'affranchissement définitif de l'Iran.
De cette histoire, où il est bien difficile de doser ce qu'il entre au juste de vraie histoire, l'Avesta a lire une fiction poétique, verbeuse et redondante à son ordinaire, mais non sans verve, et qui vaut la citation *.
Nous sacrifions à la redoutable Gloire insaisissable. . . dont chercha à s'emparer le bandit touranien Franhrasyan dans la mer Vourukasha. Il rejeta ses vêtements et chercha
1. Cf. l'histoire d'Astyage ei deCyrus, qui est sûrement en grande partie mythique.