Darmesteter, Z.A., I, p. 111, n. l'J
Kegia Solis erat subliiuibiis alla columnis, Clara micante aiiro llaiiiiiias(iue imitante pyropo, Cujus ebur nitiduin fastigia sunima tenebat, Argenti bifores ra(Jial)ant lumine valvae.
(Ovide, Métamorphoses, I, 1-i).
Ces descriptions ont passé de main en main et servi à toutes fins.
2. Haoma sous forme humaine joue dans la légende un rôle assez important : c'est lui aussi, notamment, qui sauve l'enfant Thraêtaona, abandonné comme Moïse, comme les jumeaux de la Louve et tant d'autres libérateurs futurs.
3. Plusieurs traits de l'histoire de Husravah rappellent en outre les deux légendes de Brutus et de Hamlet : Jiriczek, Hamlet in Iran, in Zeitschrijï des Vercins far Xolhshutide, X, p. 353. Ce sont là des thèmes mythiques fort anciens ou qui ont beaucoup voyagé.
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fort (U)inintiii : dans la langue classi(|uc il si{<nifl& « |)()(»to » ; mais, dans le Voda, il d(^signo len poètes saints, (jui fnnMit avant tout dos Saj^cs anti(juCH, qui <',nV»r(^nt iosacTidcînot h^j^uèrontaux hommes do maint(înant le précepte et r(îX(împle du serviec divi(i. D'autn» part, l(is Kavvas du Véda, dont le nom diffère à |)('in(^ fornu^tit une elassci d(i M/mes. De (juel(|ue nianirnî (ju'on interprètes e(»,s a|)p(îllationH ', ce qui y doniin<; est toujours le |)i(uix souvenir d'ancêtrcH très lointains, mvsirrieux ot vénérables.
1. Le |)remi(îr roi de la lif<n6e éranienno «'i qui r(îvi(;nt (ui surnom fut Kavi Kavâta (Kai KavAt), que U\ héros Ixôdastahm ' (Uûstam) alla chercher sur le mont Alhorz pour nîuiplir 1(î trône vacant par suite de r(;\lin(;tion d(s la race (h^s Peshdâts.
2. Son suc(!(»ss(Mir fut K. Aipivohu (K Apivàh), dont on ncs sait ri(;n de |)réeis.
.'i. ('elui ci (iut (piatre fils dont l'aîné, K. Usadhan (K. Kâûs), hérita de l'empire universel Mais son rc^ruî fut traviirsé de désastrcîs sans nom et so termina dans l(îs affres d(î l'invasion de /IngyAb.
4. r.ors(pie Hûstam (;ut chassé Afràsyâb, vainqueur d(i '/An^y'dh, le tronti devait revenir au fils du précôdoni, K. Syfivarshana (K. Syavukhsh), dont la f)cauté fit le mallieur : calomnié auprès de son père par sa belle-
1. J'ai ^A6 l(î s<Mil il supposcîr qu'ohos pouvaient recouvrir Ins pr(îmi(jrH artisans en intHaiix (h^ la race «Iryonno : cf. alavo k(H((ti « fDp^cr », <^t Itcrup rrififjtii», I.I, p. 05.
2. Ccî ^xw.rr'wv, dont \o nom zcind sorait KaodaMtakhma (do H<5ns indécis) (;st<lan.s h; SljAl» Nî'iinoli une dos incarnations IcH plus vivantfîH d<; la vaillanc(; /iryonno.
LES KÉANIDES 231
mère dont il avait repoussé l'amour adultère \ il s'enfuit à la cour de l'envahisseur touranien, qui l'accueillit bien et lui donna sa fille en mariage ; mais de nouvelles calomnies donnèrent bientôt ombrage contre lui à son beau- père, qui le fit mettre à mort.
5. Son fils K. Husravah ou Haosravah (K. Khosrav) quitta précipitamment le Touran et voua sa vie à venger ce meurtre. On sait déjà comment il y réussit. Sous le même règne se place une lutte épique et mal connue contre le roi ennemi Aurvasâra, qui toutefois n'est pas non plus un infidèle*.
6. De son vivant même, Khosrav transféra le pouvoir à Aurvat-aspa (Lôhrâsp), descendant indirect de Manushcithra.
7. Quand le successeur de Lôhrâsp, Vîshtâsp, eut régné trente ans, ce millénaire prit fin. Les temps étaient mûrs pour la prédication du saint Zarathushtra. Depuis le commencement des temps, Aliura avait déposé sa Fravashi dans un plant de liaoma : le prêtre Pourushaspa en absorba le suc dans le sacrifice, et c'est ainsi que son épouse devint enceinte du prophète.
L'histoire mythique, ici, rejoint l'histoire légendaire de la fondation du Zoroaslrisme *.
1. C'est exactement le mythe de Thésée, Hippolyte et Phèdre ; mais les Perses ne l'ont pas emprunté aux Grecs : il est bien plus âgé que les uns et les autres et remonte au folklore préhistorique (la méchante belle-mère).