‹ Le ParsismeChapitre 18 sur 203 · Cf. infra p. 42 sq. et · texte numérisé non relu

Cf. infra p. 42 sq. et

sacrèrent les Latins et qu'ils nous ont transmis. Il signifie « lumineux )). Le contraste est frappant entre la fougue radieuse des Dêvas et Timmobile majesté de ceux qu'on dénomme spécifiquement Asuras : immanents et silencieux, ceux-ci semblent de toute éternité les maîtres et les gardiens jaloux des bienfaits de la nature, que doivent conquérir les Dêvas, et qu'ils conquièrent en effet à force ouverte, pour les dispenser à ^humanité^ On tremble devant l'Asura; on s'approche avec confiance, souvent avec familiarité, du Dêva dont les types les plus caractérisés sont Agni, le feu tutélaire du foyer domestique, et Indra, le tueur de monstres, l'invincible libérateur des aurores et des eaux captives. Et, la période védique une fois passée» l'Inde ne connaîtra plus à ses dieux d'autre nom que celui de Dêvas, ou encore celui deSuras, qui est la négation même du nom des Asuras.

Le terme éranien est identique : zend daêva, pehlvi dêv, persan actuel dîv. Mais il signifie « démon ». Ainsi, nomenclature toute pareille, et complet renversement d'idées : la catégorie divine d'où la Perse a tiré son sublime Ahura est, dans l'Inde, devenue démoniaque ; et les dieux que révère l'Hindou sont les démons de l'Avesta*. Aucun doute, cependant, que les uns et les autres n'aient été infiniment vénérables aux

1. Voir la magistrale description de Bergaigne : la Religion Védique, 111, p. 1 sqq.

2. 11 en peut résulter de fort singulières méprises : les premiers mots du God sace the Queen^ trop littéralement traduits, sonnèrent aux oreilles des Parsis de Bombay comme un vœu des moins révérencieux.

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