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SnO I.E PAIISISME

Vosf^cs, puis sY3teiK»it sur place partout ailleurs que dans cette Perse où le soutenait la main puissante des nouveaux souverains nationaux.

§ 4. — Les Sassanides.

Il y avait alors près de deux siècles que ceux-ci avaient restauré le mazdéisme dans toute son antique splendeur et renoué à distance la tradition semithéocratique des Achéménides. Non que la révolution sâssânide puisse passer pour un coup de main inspiré par l'ambition du clergé : nous avons vu que la religion et lui n'avaient eu qu'à se louer du zèle des Arsacides. Non que le salut de l'Etat fût compromis et réclamât un(î main plus ferme ; tout au contraire, l'avantdernier Arsacide, Artaban V, venait d'infliger aux Romains deux sanglantes défaites. Bien plutôt, le changement de dynastie s'opéra comme, sous Cyrus, la substitution de l'hégémonie des Perses à celle des Modes : un dynastedu midi, — un de ces petits princes àquil'insuffisante centralisation de l'empire parthe lais sait les coudées franches, — Ardashîr' Hâbagân, fils de Pâpak,flls deSAsân,et(lecaste sacerdotale, se proclama indépendant (212), puis souverain '226), et eut bientôt réduit en satrapies sous son autorité directe tous les pays médiatement gouvernés par la monarchie précédente. A une féodalité patriote mais turbulente, succédait un pouvoir fort, décidé à briser toutes les résis-

1. Ce nom équivaut à celui «l'Artakhshathra (Artaxerxès) ; le suivant est un patronymique.

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tances locales et à réaliser l'unité nationale par l'alliance intime du trône et de l'autel •: en témoignage de ces intentions, Ardashîr fit éteindre nombre de feux provinciaux, signes d'une autonomie religieuse et partant politique qu'il entendait anéantir ; et, par voie de réciprocité, un concile solennel de mages déclara que ceux-là seuls garderaient le titre de shah, qui viendraient à la capitale déposer leur couronne aux pieds du Shâhînshali et la recevoir k nouveau de sa main. A la mort d'Ardashlr (241), sa dynastie était affermie à l'intérieur, et les périls extérieurs pour un temps conjurés.

Son fils Shâhpiihr (v*^apor 1®'') continua son (ouvre : battu par Gordien, il imposa cependant la paix à Philippe', et il eût sans doute davantage inquiété les Romains, si lui-même ne s'était heurté aux assauts d'une puissance nouvellement éclose, celle d'Odénat et Zénobie, les souverains de Palmyre ; cependant, vers la fin de son n'^gne, il tint en captivité reniporeur Valérien. Ses successeurs, Ormazd 1"^, Hahrâin I«^ Bahrâm II, Narsès (272-î^03), furent moins heureux contre Carus, Carin 6t Galère ; mais les Romains ne parvinrent jamais à porter un coup décisif à la puissance persane, que bientôt après le long règne de Sapor II porta à son comble (309-379j. A partir de ce moment s'ouvre une ère de paix relative : Rome, puis

1. Voir le testament politique du premier Sàssânide : Darmesteter, Z. .\., III, p. xxv, et les pages suivarrtes.

2. L'Arménie fut l'enjeu longtemps disputé entre les deux puissances et ballotté de l'une k l'autre.

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Byzan(îe, reste bien toujours l'ennemie liôréditaire ; mais les deux empires semblent avoir renoncé à s'entre-détruire et borner leur ambition à se contenir mutuellement dans de justes limites. Ils sont, en effet, trop vigoureux Tun et l'autre, pour se porter des blessures mortelles. (>'est sous les coups d'une nationalité et d'une religion toutes jeunes, par la conquête arabe et musulmane (651), que tomberont un jour la dynastie sâssânide et son ma/déisme, tandis que son antagoniste Constantinople tiendra encore 800 ans contre les forces grandissantes de l'Islam.

(Jes quatre siècles, do 226 à 051, furent pourlezoroastrisme et sa littérature une époque de renaissance et de floraison admirable, sur laquelle toutefois il serait oiseux de s'étendre en ce chapitre, puisqu'à vrai dire presque tout le livre y est consacré ; car, si l'Avesta est bien tantérieur aux Sassànides, il est bien certain que, sans leur intervention, nous ne posséderions, ni les •commentaires (pii l'édairent, ni la pratique traditionnelle de ses rites, ni le souvenir de ses livres perdus, ni même peut-être les textes qui nous en sont parvenus ; et, malgré cette conservation partielle, si l'avestisme zoroastrien nous est accessible, ce n'est guère qu'au travers d'une gaze d'ailleurs très transparente, (le par l'avestismo sâssânido et grAcoà son triomphe, que contrarièrent pourtant, durant toute sa vie, les deux fléaux de toute religion dominante : la concurrence d'une autre croyance fort voisine, et les hérésies ou schismes nés en son propre sein.

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