‹ Le ParsismeChapitre 197 sur 203 · Labourt, o/^ rit., p. 245 et 349 sq · texte numérisé non relu

Labourt, o/^ rit., p. 245 et 349 sq

;.'. Il bénéficia, à ce point de vue, des adlniu^s (jue ses doctrines mazdéennes lui niénageai(^nt avec le uiithriacisuie, si bien que, quand celui-ci stîtei^nit, le luanichéisuie, en tant que compromis entre le christianisme et lui, le rempla<;a dans l'estime des peuples et se survécut jus(iu'en plein m()yen-:\ge dans les doctrines des Albigeois et des Cathares : Cumcmt, o/;. rit., p. 349. — Envisagé à un autre point de vue, le manichéisme ne serait pas une simpK; secte, mais une religion à part, aussi distincte et indépendante de ses devancit^'res, malgré les emprunts qu'il leur a faits, que l'islamisme actuel Test du judaïsme et du christianisme, religion d'ailleurs de même caractère que l'islamisme, mais philosophicpiement très su])érieure : cf. K. Kessler, A/an/, I (Berlin I6b9), p. xi et 7 sqcj.

îi()H I.M l'AltHISMK

appclrrPHt Maiir.s ou Manikhaios^ était Porsan do naissance», (»t pont ôtn^ d'extraction sacerdotale ; il dut nM'(»v()ir l'instriirtion ((^clinique et Tôducation roli ^niMist» i{\u\ roniportait son ran^ social; mais ce (pil c(»nlril)ua davantafj^e (Micore h le former, ce fut l'ônii- ^ralion d(» sos pandits, (piiv durant sa prime jeunesse, se lixiM'rnt dans l'ouest du royaunio, à ('tcSsiphon de MalAlonir. Là il s'initia au jinlaïsme, aux doctrines d(»s clirrlicns do Syrie; plus tard, au cours de ses v(>ya;:cs, il paraît avoir accjuis une connaissance assez approfondie du l)ouddhisme, alors florissant dans les eontn'ies continues à la IN»rse orientale; et de leules e(»s croyances disparates il composa un syncrcfisine touffu et (|uel(jU(^ peu confus, semble t-il, mais séduisant pour les esprits trcVs noml)reux (pii pensent éeliappi^r aux contradictions de l'univers en se réfugiant dans les contradictions du mysticisme^

La l)as(» iU) la doctrine manichécnn(^ c'c^st h» doj^mc» par h^pud (»||(» (»st K<'Mi<''ï''il''nient connue et ([u'idle tient du /oroastrisme : r(»xist(Mic(^ simultan(^n d*im principe du l)i(M) et d'un principe du mal. et la doubler création émanéc! iU) chacun d'eux *; do^nu^ intoli';ral)l(î

1. < hi tr<*Ml p:is (l\(^ sur In sif^riiflciiiioti do crn doux dor iiicrcs syU.'ilx^s, (|iii aiiriiicnr iMi^ siiiviiiit la tniditlon, ajoul(^i*H arl)iirain<in(Mil par d<*M disciplos rospi^'tiUMix, dan» lo but do pivNciiir i(»ut<* conftisioii avoc !<* nom ^roc Manôs, nom dosclavo d<^ (M)m«^di<« ; <'or(ains ponsM^ront la prtScaulion plus loin, nMlfMibJôront 1'/», o(, in(j»rpriHôront ManniklmioK par n v<'rsoiii' do manno )) : cf. Mii^ol, Muni (Loip/if^ IhO;;!;, p. H.').

X\ L<vs lUoux NocjMnIairos ot los an^^os n<' sont pas, à propromonl pai'Ior, c.rôôs par l)i<Mi, mais orif^iMidrôs «lo sa Hubstiinco: < 'lunoril, <*/i. rif,, p. Ï.1).», n. H.

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à la conscience chrétienne orthodoxe, pour qui Dieu seul est créateur et Satan une simple créature révoltée. Ce trait essentiel n'est point le seul, tant s'en faut, auquel se trahissent l'origine et l'éducation mazdéennes du réformateur : force pratiques et superstitions avestéennes', et môme bien des survivances mythiques de folklore anté-avestique, travesties en mysticisme, puis combinées avec des dogmes et des symboles chrétiens % auraient pu faire trouver grâce à la doctrine nouvelle devant l'inquisition des mages, si par ailleurs elle n'eût afiiclié des prétentions à lin dépendance qui la rendaient par trop dangereuse. Ne suffisait il pas à cet égard, pour la condamner, de constater qu'elle admettait d'autres prophètes que Zoroastre, sans tenir compte de la chronologie que les prophéties zoroastriennes assignaient à leur apparition ' ?

Manès, en effet, se réclamait de Jésus -Christ, dont il se disait, non seulement le disciple, mais l'apôtre choisi : si par là il nous semble être un chrétien fort teinté de magisme, aux yeux des mages

1. L'adoration du Soleil, du Vent, de l'Eau, lusage dugôméz en lustration (Cumont, op. cit.. p. 105, n. 4), etc. ; etc.

;?. Un exemple entre cent : les aventures merveilleuses du dieu Lune, siège de l'ambroisie, du dieu très sage, qui se divise, et meurt, et ressuscite, — voilà pour le folklore pur, — deviennent dans l'Avesta le culte voué à l'ange Mâh (cf. supra p. fiO) ; sur quoi le manichéisme renchérissant et syncrétisant fait de la lune le siège de la sagesse de . . . Jésus-Christ : Darmesteter, Z. A., II, p. 407.

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