APRÈS LA CONQUÊTE MUSULMANE
enfin sur le terrain religieux, mais non san^ t^tre englobée tout entière dans le monde musulman ; en 700 déjà, le parsîsme était mort sur terre persane, et aucune renaissance nationale ne pouvait plus le faire revivre.
Ce qui avait consommé sa ruine, c'est l'émigration de ses derniers fidèles, qui avaient préféré l'exil à l'apostasie : à la suite des persécutions motivées par les premières insurrections, un grand nombre de mazdéens, sous la conduite de leurs prêtres, gagnèrent le littoral du Golfe Persique, et de là se rendirent par mer au Goudjérate (N.-O. de l'Ilindoustan), d'où ils essaimèrent plus tard le long de la côte occidentale ^ Les descendants de ces pauvres fuyards nous ont gardé un trésor plus précieux que celui des rois de Perse : une des manifestations les plus sincères de l'esprit religieux de l'humanité, qui sans eux aurait à peu près sombré dans l'oubli '.
Ceux-là non plus, naturellement, n'ont guère d'histoire, mais parce qu'en moyenne ils furent heureux : ils étaient trop peu nombreux pour inquiéter qui que ce fût, et l'Inde, d'ailleurs, a généralement ignoré le
officiers, à coup sûr, ne l'entendaient point tous et en tout cas n'en avaient pas d'autre usuelle que le turc. Cette prépondérance du persan subsiste encore dans une certaine mesure et assure à la Perse une influence tout à fait disproportionnée à son importance politique.
1. Bombay, qui est aujourd'hui leur centre de beaucoup le plus considérable, ne les a pourtant pas vus venir avant le XVI« siècle.
2. Sur le nombre et le siègo des communautés parsies actuelles, cf. supra p. 2 sq.
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fanatisme perstMMiUMir ; on les laissa oélôbror leurs rito» inoffonsifs t»t faire dévorer leurs morts aux oiseaux du eiel. Parfois, sans doute, lors(iuc la conquôto nuisulmaiu'\ toujours immint>nte, poussait ses émissaires jus(|u'à la lointaine e6t(^ oeuidentalc, la colonie parsic en «^moi emportait son feu sacré et cherchait un refuge dans les antres des montagnes. Mais la plupart du temps elle vécut aussi paisible (probscure, et l'Kuropo surtout ne sut rien d'elle juscpiVi la fin du XVI II* siècle. Kn dépit de sa petitesse, elle n'échappa même point au scliisnu\ fléau habituel des ftglises prospères. ' Ce fut d'abord une simple (juestion de pratiijue rituelle : vers 17:2(), on se demanda s'il convenait de mettre le padân aux mourants', apparemment pour empêcher leur dernier souffle de souiller les éléments purs dont on les entoure ; et un Dastur estimé, venu de Perse, Jamasp VilAyati, se prononça humainement |)our la négative, mais ne fut pas unanimement suivi. Mnsuite, on s'apeixMil ([ue, fatite des întercalations ncc(*ssaires, les deux calendriers do la Perse et de rindi* n'ctai(M]t plus d'accord^ : les uns furent d'avis d'y remédier; l(»s autres, de gardi^r l'ancien comput; (M la (jucstion n't»st pas encore résolue aujourd'hui*.
1. Par \\\\ i^ranfifo rdour, ces inusiihnans fanatiques otenvnhissiMirs ôlaionl pn'MMst^iiMMU don l*i»rsans, (lui no gartUdont pins aiuMin souvonir <lo lours originos roli^iousos ol étaient «lovonus l(\s «Minoinis arharm^s <lo lours fn'^ros restés lUUMos.
X\ Ci. supra p. 170.
:<. Cf. supra p. 107. «M I)arnu»s!(*!or, /. .\., I, p. xii et xcv.
I. ('(>nipar»M\ ou I\ur«»|)(», la «Usconlanco dos iloux wilondriiTs j^rtVoriou v\ julien: mais, dans le parsisnio. l'écart est nuiinlonant do tout un ukùs.