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APRÈS LA CONQUÊTE MUSULMAHE

Mais, à part de très légères différences entre les rites des deux sectes, elles observent les mêmes cérémohies, enseignent les mêmes doctrines \ et surtout professent le même rigoureux monothéisme. On peut dire qu'à travers le temps et la distance le parsisme est demeuré sensiblement semblable à lui-même dans Tlnde et dans l'Iran, et très fidèle dans Tensemble au mazdéisme avestéen, tel qu'il nous apparaît à partir de l'époque où nous possédons sur lui des données vrai ment historiques.

Dans riran, disons-nous ; car on a vu que, malgré les persécutions et les exils, le feu sacré ne s'est jamais entièrement éteint dans son pays natal. Un petit

nombre de croyants, ceux (ju'on désigne spécialement sous le nom de Guèbres, ont veillé sur ses foyers, disséminés en divers lieux de la Perse actuelle*, et aujourd'hui, grâce à la protection de leurs frères de rinde, ils y jouissent d'une tranquillité que durant de longs siècles ils n'ont pas connue. Mais la misère, l'ignorance qu'elle traîne à sa suite, l'oppression et les séductions de l'entourage les ont à ce point éprouvés que, de 100.000 encore, dit-on, il y a deux siècles, ils sont réduits à moins de 9.000, dont la ville de Yezd est le centre d'élection.

1. II parait toutefois que les parsis de l'Inde tendent à abandonner la vieille croyance à la K'surrection des corps : Jackson, (irundriss der Iranlar.lien l^h(lolofji>\ I, p. 609.

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