Henry, la Magie, p
2. Grand Bûndahlsh, cité Dannesteter, Z. A., I, p. 151 sq. L'Avesta ne les nomme pas, mais il y fait allusion.
LE SÔMA 17
famille, de la province et de la nation, et que, d'autre part, les trois classes sociales qu'il énumôre sont devenues les trois hautes castes consacrées par le rigide système de Tlnde, on prend ici sur le fait l'application à deux triades différentes d'une seule et même triade ignée envisagée dans ses rapports avec la constitution du peuple indo-éranien.
Mais, à rinverse des concordances précédemment esquissées, ce qui fait défaut dans respt»ce, c'est celle du nom : le feu s'appelle dans l'Inde Agni, en Perse Atar ; encore ce mot se retrouve-t-il dans le nom du prêtre-sorcier allumeur du feu, sernscTlt atharvan\ zend àthravan. Ainsi, tantôt identité de terme et opposition d'idée, tantôt concept identique sous nomenclature différente : le contraire serait surprenant, c'est-àdire que tout se retrouvât immuablement pareil entre deux nations sœurs depuis si longtemps séparées. Et cependant le cas s'est produit, l'accord parfait du mot et de la chose se constate en plus d'un point, nulle part avec autant d'évidence que dans les moindres détails du culte si spécial du grand dieu Sôma ou Haoma.
§ 4. — Le Sôma
Le sôma hindou est le suc doux et enivrant extrait par pressurage des tiges d'une plante charnue. Laquelle ? on l'ignore, et les recherches les plus minutieuses n'ont point réussi à l'identifier. Il n'apparaît point néces-