ZOROASTRE
transporte au pied du trône d'Ahura, avec qui il s'entretient familièrement ; puis, six autres visions Tilluminent et lui tracent sa voie. C'est un miracle qui ouvre les yeux du* roi Vishtâspa : la guérison de son cheval favori par le prophète, alors persécuté, prison nier et menacé de mort. Comme tant d'autres fondateurs de religions, il a eu sa, tentation, — mais combien plus incolore! — relatée par son propre canon'.
(6) Le maître de la création du mal, Aura-Mai nyu, répliqua : (c Ne fais pas périr ma création, ô saint Z. Tu es le fils de Pourushaspa, et de ta mère je fus invoqué. Abjure la bonne loi de Mazda, et tu obtiendras la faveur qui échut à Vadhaghana*, le maîti'e des pays. » — (7) Sp. Z. répondit : «Non, je n'abjurerai pas la bonne loi de Mazda, pour corps ni vie, dût-on m'arracher le souffle î » - (8) Le maître de la création du mal, A. M., reprit : « Par la parole de qui frapperas-tu ? par la parole de qui chasserastu? Par quelle arme les êtres de la bonne création vaincront-ils ma création, à moi A. M.?» — (9) Sp. Z. répondit : « Le mortier', les coupes, le haoma, les paroles révélées par Mazda, voilà mes armes excellentes : par cette parole je te frapperai...* »
L'Avesta nous a conservé aussi le texte des bénédictions par lesquelles Zoroastre aborda le roi Vish-