‹ Le ParsismeChapitre 55 sur 203 · Cf. Yt. 3. 5-6 (Ardibahisht Yasht · texte numérisé non relu

Cf. Yt. 3. 5-6 (Ardibahisht Yasht

4. On voit qne l'Avesta ne prend pas le souci de parer ses abstractions, non plus que de les mettre d'accord avec ellesmêmes : la Paix est une guerrière ! Ys. 60. 5.

26. Khratu (Khard), « l'Intelligence », est également un acolyte de Vohu Manô.

27. Dahma Âfriti, « la Bénédiction des justes », c'est-à-dire « proférée par les justes » et plus particulièrement par les Fravashis des décédés, est une irrésistible puissance de par laquelle se réalise nécessairement le vœu formulé en faveur d'autrui par un homme de vertu parfaite.

28. Son pendant naturel est Dâmôish Upamana, « l'Imprécation du sage », qui se rue à la bataille contre l'ennemi impie, sous la forme d'un sanglier mâle, furieux, aux dents et aux griffes acérées\

29. Pârendi, déesse de l'Abondance*, est habituellement associée à Ashi, comme la richesse qui toujours récompense la piété.

30. Un génie de môme nature, Saoka (Sôk), auxiliaire de Mithra, symbolise tous les bienfaits qui descendent du ciel : on l'appelle « la bonne Saoka créée d'Ahura et sainte »', et elle est comme la trésorière

1. Cf. les rites guerriers de l'Inde : Henry, la Matjle^ p. 150 sqq.

2. Dans l'Inde elle s'appelle Puramdbi. J'ai essayé, mais sans rencontrer d'assentiment, de faire remonter cette entité incolore à une conception concrète de la mythologie ancienne : Méin, Soc, Lif)fj.^ IX, p. 97. En tout cas, cependant, la forme avestique Pârendi ne saurait faire échec k mon hypothèse ; car d'aucune façon on ne peut échapper à la constatation du fait que le mot indoéranien a dû subir dans l'Avesta une altération inexpliquée. Quant au sens intime du mythe, la tradition parsie, qui fait de Pârendi le génie des « trésors cachés » (Darmesteter, Z. A., I, p. 461, n, 10), serait plutôt de nature à militer en ma faveur.

3. Vdd. 22. 3. La tradition l'oppose directement au démon du mauvais œil.

LES YAZATAS 61

du royaume du ciel, dont tous les dons lui passent d*abord entre les mains.

Tels sont, avec bien d'autres, les Yazatas que vénéra la Perse ancienne, les Izeds chers encore à ses derniers enfants : issus du mythe indo-européen, ou produits abstraits de la réflexion mûrie de temps plus modernes^ , la religion ne fait entre eux aucune différence, et ils se sont tous confondus sous le même nimbe de pureté, de splendeur et de majesté.

1. Il y a d'ailleurs des fragments de mythe, devenus inintelligibles à force de mutilation ou de concision, qui se cachent sous le voile mystique des abstractions en apparence les moins vivantes. On n'en saurait guère imaginer de plus desséchée que le personnage d'Ashi Vanuhi. Eh bien, c'est elle qui raconte (Yt. 17. 55) : « Quand couraient après moi, en battant des mains, les Touraniens ennemis aux chevaux rapides, je me tapis sous le pied d'un taureau marchant sous le fardeau ; et alors me découvrirent les petits garçons et les jeunes filles vierges. » Qui jamais a pu rêver pareille aventure d un génie de la piété ? Il faut bien qu'elle ait été imaginée de quelque autre, du héros d'un conte populaire peut-être très grossier, comme le Petit Poucet caché dans les entrailles du taureau : cf. G. Paris, le Petit Poucet et la Grande Ourse (Paris, Vieweg, 1875), p. 34. Mais on ne perdra pas son temps à en chercher l'application.

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