‹ Le ParsismeChapitre 57 sur 203 · LA DÉMONOLOGIE · texte numérisé non relu

LA DÉMONOLOGIE

partiennent qu*à elle : point de légions ordonnées, en un mot ; mais une vaste et noire cohue \ De par son principe et les applications de ce principe, TAvesta se vit amené à répartir et r^ler les mouvements de ces monstres déchaînés.

De par son principe, d'abord. — Dans le Véda, il n'est pas rare qu'un fléau procède d'un dieu : il est même tel dieu qui en a la spécialité, c'est Rudra qui dépêche la fièvre et la mort. Pareille idée est pour le pieux mazdéen un effroyable blasphème : ni Dieu, ni aucun des êtres purs qu'il a créés, ne saurait, à ses yeux, se faire l'auteur d'un mal ; il se donne une peine inouïe, et d'ailleurs assez peu convaincante, pour démontrer que Teau ne tue point par immersion ni le feu par combustion *.

(8) « Créateur du monde des corps, Saint ! Est-ce que l'eau tue? » Ahura Mazda répondit : '< Ce n'est point l'eau qui tue. C'est Astô-vîdhôtu qui lie riiomnie : ainsi lié, Vayu l'emporte. L'eau le pousse à la surface, l'eau le pousse au fond, l'eau le rejette au rivage. Alors les oiseaux le dévorent. Lorsqu'il s'en va d'ici, c'est par le Destin que la chose arrive. »

Dans ces conditions, et puisque la réflexion de Zoroastre s'arrêtait anxieusement sur le problème de l'origine du mal, il a bien fallu qu'elle s'efforçât de pénétrer plusàfondcette portion dumondeinvisibled'où le mal a fondu sur nous, de connaître l'éternel ennemi pour le vaincre, de le dénombrer pour le diviser.

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